Brain Gym

UN APPEL VERS LA FLUIDITE :

Dans ma pratique en tant que kinésiologue professionnelle et praticienne de Brain Gym,  j'affectionne particulièrement 2 exercices : les mouvements croisés et les huit couchés. Le premier nous enseigne quelque chose autour de la co-ordination et de la verticalité, alors que le second nous emmène vers l'exploration de la fluidité et de l'expansion.  

C'est du huit couché dont j'ai envie de vous parler aujourd'hui. Il y a pour moi une richesse incroyable dans ce symbole de l’infini, et on peut adapter cet exercice en fonction de l’âge de l’apprenant et ainsi créer du sur-mesure :c'est la clé pour aller vers l'expansion de son propre potentiel.

La constante, c'est que cet exercice nous demande de nous placer au centre, puis de développer à égalité l'exploration de la gauche et de la droite. Le Brain Gym traditionnel nous propose le huit couché pour les yeux, dans lequel on place le pouce au niveau du nez, ensuite de quoi on dessine une boucle alternativement sur un côté et sur l'autre. Mais impossible à mon sens de vérifier que les boucles sont à égalité si on le pratique seul... et aucune trace n'est réellement visible puisque ce huit se développe en l'air. Il est, par conséquent, difficile, de s'améliorer si l'objectif est de développer une latéralité  équilibrée, sans prédominance d'un côté ou de l'autre.

Et pourtant, il a de nombreuses vertus : 

  • il intègre les champs visuels droit et gauche et permet ainsi de traverser la ligne médiane sans interruption
  • il active le cerveau pour une vision binoculaire et favorise l'intégration hémisphérique
  • il améliore la vision périphérique et la coordination entre l'oeil et la main
  • il permet, selon Paul Dennison, (concepteur du Brain Gym) une amélioration de 70 % dans les tests.

Pas mal, je reconnais ! Mais cela me laisse un peu sur ma faim et j'aime à penser que ce symbole nous propose une exploration sans fin ! 

Pour tout ce qui est du domaine scolaire et amélioration des capacités cognitives (écriture, mémorisation), je privilégie des huit couchés qui laissent des traces et /ou qui incluent la densité du corps. Je l'intègre aussi de manière énergétique mais dans d'autres domaines d'application (ce sujet sera développé dans un autre billet !)


Quelques variations du huit couché, en fonction de l'âge  :

En phase de pré-apprentissage scolaire (3-5 ans) : l’essentiel est que l’enfant apprenne à habiter pleinement son corps, qu’il reconnaisse comment se connecter à ses organes sensoriels, et surtout qu’il s’enracine profondément pour être solide et confiant en toute circonstance.

a. version bricolage : l’enfant crée son propre huit, sur un grand carton, avec de la laine ou un tissu. Il le place devant lui et intègre le tracé du huit, en le touchant avec l’index. La tête reste immobile, ce sont les yeux qui travaillent.  L’objectif, c’est d’intégrer que l’on est plus efficace si l’on commence une activité en étant tout d’abord centré (et concentré). Progressivement, le passage du centre (et de la ligne médiane de notre corps) va se faire fluide.

b. suivre le fil : marcher sur une corde que l’on aura placée au sol, en respectant la forme du huit couché. On commence par le centre, en prenant quelques bonnes respirations. Le but est d’intérioriser progressivement ce signe de l’infini, en le reproduisant par la marche, et ceci sans être obligé de regarder par terre. C’est le bas du corps qui va permettre d’intégrer la fluidité du huit. On peut aussi plier légèrement les genoux, pour accentuer l’enracinement.

c. dans le creux de la main ou autour du nombril : ici c'est la  maman qui dessine le huit, et l’enfant reçoit cette belle énergie de fluidité. Cette imprégnation tactile fonctionne comme une inscription dans le corps et amène une sensation de sécurité, sécurité par rapport à l'amour circulant entre une mère et son enfant. Il est conseillé de toujours commencer le tracé du huit vers le haut, et vers la gauche, comme si, symboliquement on voulait intégrer le coeur et se relier au miracle de la vie. 


En âge de scolarité (6-8 ans) : c’est une période intense et riche pendant laquelle les enfants vont être soumis à beaucoup de choses nouvelles à intégrer. De nombreux enfants vont souvent souffrir  de devoir rester immobiles sur leurs chaises. C’est à ce moment qu’ils risquent de se bloquer ou de se figer dans leurs corps, en dissociant la tête et le corps Il sera bon de privilégier la fluidité, surtout au niveau du bassin.

En dehors de l’école, à la maison : pour entrer dans la densité corporelle

a. debout, bouger le bassin en reproduisant la forme d’un huit. Comme une danse libre et fluide, à la manière d’une algue au fond de l’eau.

b. debout, pour améliorer la posture d’ancrage et la conscience du bassin comme un réceptacle d’énergie. Bouger comme avec un cerceau qui irait des pieds vers le bassin et du bassin vers les pieds.

c. debout, passer une balle autour des pieds en reproduisant le 8. On peut utiliser les 2 mains.

d. en l'air, en réunissant les 2 mains devant soi, dessiner un huit couché, en partant d’abord sur la gauche. Garder l’axe et éviter que la tête ne bouge sinon les yeux ne feront pas leur travail. En veillant à laisser de l’espace au niveau des aisselles et des bras, on évite d’être coincé et on se sent comme libre. Cela va être indispensable pour écrire.

A l’école et à la maison :  

e. le  « balancement – bercement » : version adaptée du « balancement » de Brain Gym. En position assise, à même le sol, et en sentant les ischions, se laisser balancer. Dans un mouvement conscientisé qui rappelle celui du huit. Ce n’est pas la tête qui contrôle le mouvement mais c’est la vie dans le corps qui donne l’impulsion du mouvement. C’est un peu comme si on flottait. C’est plus simple si on ferme les yeux ! Cette manière de pratiquer va nous rappeler le temps de vie intra-utérine, quand nous étions libres dans notre corps, et quand nous flottions dans cet océan d’amour inconditionnel. En réactivant l’énergie dans le bassin, on relance le liquide céphalo-rachidien, qui va nourrir les neurotransmetteurs. On comprend ainsi que dès qu’on bloque le corps, le cerveau ne peut pas être nourri correctement. Cet exercice est facilement adaptable en classe, car il peut être très discret tout en restant très efficace. Assurément un de mes exercices préférés, qui nous reconnecte à l'essentiel : la vie en nous ! 

f. pour fluidifier la lecture et l'écriture : fermer les yeux et tapoter la forme du huit, autour des yeux, comme s'il s'agissait de lunettes. Le contact tactile va en même temps détendre cette zone et mettre l'attention sur le visuel. Comme à l'habitude, le geste commence au centre, c'est-à-dire sur l'espace du nez qui se situe entre les sourcils.

Idem, mais les yeux ouverts, ceux-ci devant suivre le tracé des doigts. Les yeux vont être obligés d’aller dans toutes les directions et vont ainsi ouvrir plein de zones cérébrales !!!

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Sur papier, en mode graphique : pour respecter la progression, débuter avec la version du huit couché « entre les lignes ». Dessiner le centre, entre les lignes, puis une première boucle qui monte vers la gauche, touche la ligne supérieure, redescend et touche la ligne inférieure, croise au centre et repart vers le haut, pour terminer en touchant la ligne inférieure. L’idéal est de passer plusieurs fois sur le trajet et d’améliorer la symétrie des boucles. Le but, c’est de forcer les yeux à travailler à égalité et à collaborer.

 

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Ce  huit montre une difficulté dans le centrage : l'enfant, spontanément, ne se place pas au centre avant de déployer le huit couché. Il y a aussi une inégalité de traitement des 2 hémisphères : les 2 boucles ne sont pas égales et la gestion cérébrale démontre une prédominance d'un hémisphère sur l'autre.

 

Selon la maturité cérébrale de l'enfant, les boucles expriment assez souvent des déséquilibres mais la pratique permet de progresser. Ce qui se voit sur le papier, c'est qui se passe dans le cerveau. Or il est important de garder des traces pour valider la progression et renforcer ainsi l'estime de soi et la confiance.

Intéressant également de s'exercer avec la main non dominante, pour créer de nouvelles connexions cérébrales et dépasser ce qui nous semble impossible. Vous serez surpris de constater que si on pratique avec notre main non dominante, on est capable d’écrire avec cette même main, soit plus vite, soit mieux ! Cessez donc de vous limiter à ce qui vous semble impossible ! Passez à l'action, observez sans vous juger et progressez ! 


Pour les 9 -12 ans : dans cette tranche d’âge, l’école impose de plus en plus sa vision « cerveau gauche » avec une préférence pour l’intelligence logique, de détails et d’abstraction. Ceux et celles qui sont plutôt créatifs et avec une vision plus globale risquent de galérer… Il suffirait de les inciter à pratiquer quelques exercices de la ligne médiane (Brain Gym), pour avoir la collaboration de leurs deux hémisphères.

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a. la ballade en huit est idéale pour booster la mémorisation : se mettre au centre, puis déambuler sur la forme d’un huit, en apprenant sa leçon (à haute voix) ou en vérifiant que l’on connaît sa leçon sur le bout des doigts. Ce qui est étonnant, c’est que le flux de la marche va s’interrompre à chaque fois que les informations ne sont pas suffisamment intégrées. C’est donc un excellent indicateur pour retravailler ce qui n’est pas suffisamment su et pour se remettre en mouvement

b. en version ballade ou graphique, pour intégrer un objectif 

Je reste centré et concentré, tout en me déplaçant et tout en m'ouvrant à de nouvelles possibilités. 

Je suis le centre et je suis le flux.

c. dans une dimension symbolique : dans le huit couché, la boucle de gauche peut représenter le passé et la boucle de droite, le futur, le centre étant l'instant présent. On peut donc renforcer l'intégration de ces 3 dimensions temporelles avec la phrase : j'intégre les évènements passés et je fais confiance à l'avenir tout en étant dans le présent.

 

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Ma conclusion : osez donner libre cours à votre créativité ! Partez à l’aventure avec ce huit couché !

Réveillez votre potentiel ! Amusez-vous, envolez-vous … !

Belle lecture à vous et excellente mise en pratique

 

 

ASPECTS EMOTIONNELS AUTOUR DES MATHS

Après avoir exploré les problématiques de  "Dyscalculie & Erreurs de calculs", il sera principalement question, ici, de l'émotionnel lié aux opérations mathématiques.

Avec les maths et les calculs, on est dans l'univers du cerveau gauche, spécialiste du raisonnement et de la logique, de la précision et des détails ainsi que des aspects chronologique et rythmique. 

C'est déjà avec l'entrée à l'école que l'on sent si un enfant aura plus d'affinités avec les chiffres ou les lettres et s'il sera capable de s'adapter à la vision de l'école, laquelle va très souvent mettre en avant l'intelligence d'organisation, de précision, de logique, bien plus que l'intelligence créative et intuitive. Or le cerveau de l'enfant, jusque vers 6 - 7 ans, expérimente le monde environnant au travers de l'hémisphère droit, avec un accès à la vue d'ensemble, à la globalité et sans accès au temps chronologique, mais avec une prédilection pour le non verbal et les aspects mélodique et vibratoire : essentiellement et prioritairement kinesthésique, l'enfant prend dans ses mains, apprend et comprend grâce au toucher : curieux de nature, on pourrait dire qu'au travers de ce mode d'exploration tactile, il touche avec son coeur. C'est ainsi qu'il entre en relation avec le monde environnant. 

Ce qu'il faut savoir, c'est que le développement neuronal ne se passe pas au même rythme chez les garçons et chez les filles : les filles, soucieuses de faire plaisir à papa-maman et à la maîtresse, réussiront mieux, vers 7-8 ans, à se formater et à entrer dans le moule que l'école exige. Elles seront aidées par une poussée neuronale des lobes frontaux plus précoce que chez les garçons. Chez ces derniers, on constate souvent au même âge un manque de maturité par rapport aux exigences scolaires : les zones préfrontales ne sont simplement pas prêtes à entrer dans ce mode de pensée organisée, détaillée et précise. Cela n'a donc rien à voir avec l'intelligence ! (Pour les garçons, il faudra souvent attendre l'âge de 13 -14 ans pour qu'ils se réveillent - scolairement parlant -  alors qu'au même moment, les filles se détournent du scolaire pour regarder les garçons...)

Revenons à la thématique du jour : mon propos est de vous faire comprendre le lien entre l'émotionnel et les blocages autour des opérations mathématiques : quand le jeu émotionnel prend le dessus, quand l'émotion n'est plus é-motion ( énergie en mouvement) , alors il risque d'y avoir blocage.

Quand la structure familiale perd son équilibre, parce qu'il y a une naissance, une séparation, ou un décès, le cerveau doit intégrer les données émotionnelles et doit comme se ré-organiser. Dans l'idéal, le système limbique (cerveau de nos émotions et de notre mémoire) doit faire circuler les informations jusqu'au cortex, sans bloquer.

"Faire des +" (dans le langage de l'enfant), cela signifie additionner ou ajouter. "Faire des -", c'est soustraire ou enlever. L'arrivée d'un petit frère ou d'une petite soeur signe une addition, alors que la mort du poisson rouge signe une soustraction.

De la même manière, le cortège émotionnel risque de se mettre en branle et de perturber l'intégration des multiplications lors de grossesses gémellaires ou multiples et en cas de familles recomposées. Idem avec les divisions, lors des séparations et des divorces. 

Notons encore que divisions et multiplications sont en lien avec notre histoire embryologique : tout se résume en une cellule fécondée qui se divise en deux et se multiplie  (et se redivise) plusieurs fois. Absolument fantastique le mystère de la vie et absolument incroyable que cela puisse imprégner l'intégration des divers apprentissages ! 

Par conséquent, ce n'est pas en faisant plus de fiches avec plus de calculs que l'on va sortir des blocages. Mais c'est en dénouant les blocages, quelquefois simplement par la parole, car les mots sont les activateurs des é-motions et les libérateurs des maux. 

Mais il est également essentiel de s'assurer que l'enfant a véritablement intégré la signification des verbes "ajouter et enlever, additionner et soustraire" et qu'il est est capable de les ré-expliquer avec ses propres mots. Ce n'est pas toujours le cas. Et si, en arrière plan, l'enfant vit une perte de repères familiaux, il est bon de mettre des mots sur la nouvelle situation à intégrer, afin qu'il se sente rassuré.

Une séance de kinésiologie peut évidemment aider ! Certains exercices de Brain Gym également.

Je pense particulièrement au huit couché, symbole de l'infini, permettant de retrouver la fluidité. A pratiquer de préférence sous sa forme de ballade en 8, car cela réactive le corps en entier et remet en équilibre les dimensions gauche et droite, tout en intégrant le centre.

 

Je pense aussi aux mouvements croisés, favorisant l'activation simultanée des 2 hémisphères cérébraux et le passage du corps calleux. 

La mise en mouvement est, en quelque sorte, l'antidote des blocages.

L'idéal est de pratiquer ces exercices en y ajoutant des mots à réciter comme un mantra  (cela peut être : confiance, acceptation, fluidité , retour au calme ou ce qui émerge en lien avec la situation émotionnelle ) ou des phrases complètes, équilibrantes. L'intérêt est d'être à nouveau dans le flux et dans un aspect à la fois mélodique (cerveau droit / "résonner") et rythmique (cerveau gauche / "raisonner").

Je vous invite à ne pas sous-estimer le potentiel de libération énergétique dans les phrases ou les mots  que l'on prononce en conscience sur des mouvements répétitifs. 

Dernier point : il arrive également qu'il apparaisse un blocage dans les apprentissages (et pas forcément ou uniquement autour des maths), blocage corrélé à une histoire de santé. Ainsi, quand les ancêtres ont vécu un stress autour d’une opération médicale, à un certain âge,  il se peut que l'un ou l'autre des descendants récupère l'information cellulaire et réactive au même âge un stress qui n'est pas le sien ! Ce stress inconscient avec perturbation énergétique dans la vie de la personne est comme une relecture de l’âge de l’opération ou de l'événement.  

Exemple : une petite fille de 7 ans se retrouve soudainement en difficulté scolaire, sans explication rationnelle, si ce n'est que cet âge est la réactivation inconsciente (par fidélité) de l'âge auquel sa grand-mère a subi une importante opération, mettant sa vie en danger. Il se peut également que cette même petite fille réactive, (malgré elle et même si elle n'a pas connu sa grand-mère), le stress au double de cet âge, (14 ans), ou triple (21 ans) au quadruple (28 ans). Véritable épreuve émotionnelle à traverser qui semble donner la preuve qu'il est toujours question de multiplications et de divisions !!! 

Alors on s'en sort comment ??? On s'en sort grâce à la connaissance et à la conscience des événements. Pour cela, cela vaut la peine de partager les informations autour du système familial. C'est tout l'intérêt de prendre en compte l'aspect transgénérationnel dans les séances de kinésiologie, afin de pouvoir redonner à nos ancêtres,  avec beaucoup d'amour mais également de détermination,  leurs histoires, leurs programmes ...afin d'être véritablement dans notre propre flux.

Cela vous parle ?

En partageant cette page, vous contribuez à multiplier la connaissance et la conscience autour de ces problématiques ! MERCI ! 

Je vous  laisse maintenant réfléchir sur l'impact de calculs biliaires ou de calculs rénaux sur les apprentissages scolaires.  Ce sera l'objet d'un prochain billet ...

Au plaisir de partager avec vous...

 

 

 

LA SYMBOLIQUE DES MOUVEMENTS CROISES

Le Brain Gym, inventé par Paul Dennison dans les années 70, prend en compte les trois étages de notre cerveau, proposant des exercices d'allongement postural (cerveau reptilien), de centrage (système limbique) et de latéralité (cortex). 

En tant que kinésiologue, j'affectionne tout particulièrement les mouvements croisés (cross crawl), car ils sont la manifestation physique des connexions neuronales dans une situation donnée . Ils me donnent un aperçu de comment cela se passe à l'intérieur de notre cerveau, quand on est face au stress ou à la nouveauté.  A savoir : est-on capable de fonctionner en mode "cerveau intégré", avec une collaboration des deux hémisphères cérébraux (détails + vue d'ensemble / logique + créativité) ou au contraire, est-on coincé dans un schéma d'homolatéralité, dans lequel on est soit créatif soit logique ? 

Au fil de mes 15 années de pratique professionnelle, j'ai eu tout loisir d'adapter ces mouvements croisés, de les varier et de créer du sur-mesure pour les enfants qui viennent en consultation, afin de leur donner les moyens de dépasser leurs difficultés (cognitives, émotionnelles ou relationnelles). 

Au fil du temps, je me suis laissée inspirer par mes pratiques énergétiques, telles que le yoga, le Qi Gong et la calligraphie. J'y ai puisé un "art de vivre", privilégiant l'alignement, la verticalité et le souffle. Vous trouverez des explications et une démonstration de cette manière d'entrer en matière avec les mouvements croisés sur YouTube.  https://www.youtube.com/watch?v=dOUwnegxkpQ

Je me suis quelque peu distancée de la version originale de ce fameux cross crawl de Paul Dennison. J'en ai gardé l'esprit - j'ai envie de dire : la colonne vertébrale -  mais j'y ai ajouté ce qui faisait du sens pour moi, et aujourd'hui, ma joie est de vous partager la symbolique que l'on peut y découvrir.  

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J'ai l'habitude de proposer 4 manières de les pratiquer : devant, derrière, de côté et en "ski de fond". Toutes ces variantes devraient être possibles à partir de 9 - 10 ans.

Symboliquement, le chiffre 4 nous relie à la matière, mais également à la notion de porte, pour ceux et celles qui sont familiers avec les lettres hébraïques (la 4ème lettre étant le Daleth, une porte ou un battant de porte).

 

Les mouvements croisés devant le corps démontrent comment on se situe dans le présent, et comment on se sent à l'aise avec ce qui est là, juste devant nous, dans un futur proche. Quand on n'a plus besoin de s'assurer que la main est capable de rejoindre le genou opposé, et que l'on peut garder le regard à l'horizon, c'est qu'on est maître à bord - le maître de notre propre navire. En effectuant un passage de la ligne médiane bien marqué, on se donne la possibilité de vraiment ré-unir et/ou réunifier les opposés au travers de notre axe de symétrie. 

Ceux sur l'arrière du corps :  ils mettent en lumière notre relation au passé et s'il y a confusion dans cette pratique, c'est qu'ils questionnent un ou plusieurs évènements du passé non digérés et ayant besoin d'être libérés. Cela peut être en lien avec notre vie biographique mais également dans l'histoire transgénérationnelle . Il est important de se donner les moyens d'alléger les bagages émotionnels et d'apprendre à lâcher prise sur ce qui ne nous appartient pas mais qui imprègne notre vie d'une manière ou d'une autre. Le défi, c'est de continuer à avancer et de garder le cap "confiance dans la vie", malgré les zones de turbulence qu'inévitablement nous sommes appelés à traverser. Souvenons-nous qu'une émotion, c'est de l'énergie en mouvement (E-motion).

Le cross crawl de côté nous apprend à prendre notre place et nous enseigne à nous déployer. Cet exercice se révèle souvent difficile quand on est coincé dans une place de fratrie pas très confortable : la position centrale dans une fratrie de trois, par exemple. Ou encore dans les histoires de gémellité avec une relation de type "dominant - dominé". Egalement dans des histoires de gémellité symbolique, avec deux enfants ayant une date de naissance très proche et si les parents n'ont pas suffisamment veillé à différencier chaque enfant et à leur donner ainsi une véritable place individuelle. La pratique des mouvements croisés de côté permet de récupérer l'énergie liée au déploiement et à l'eXpansion de notre être.

La dernière version, en mode "ski de fond" ou "Superman" est reliée à notre capacité à vivre avec élan et allant. Cette variante dévoile notre manière de nous laisser porter par la vie et à être dans le flux. Pour ma part, je trouve que cette pratique se met en résonance avec la thématique du méridien 3R (triple réchauffeur) : "je m'harmonise avec le courant de la vie", "je privilégie le flux et la fluidité".

Quelle que soit la variante des mouvements croisés, je prête toujours une attention particulière à la tonicité et à l'alignement de la posture. Car, pour moi, s'aligner en conscience, c'est se mettre en résonance avec sa lignée. Celle des ancêtres et celle des descendants. Vu sous cet angle, les mouvements croisés dans une conscience  de  verticalité nous aident à nous relier et à être au centre de notre propre vie. L'attention mise sur ce tonus postural permet probablement aux méridiens Vaisseau Conception (sur la ligne médiane de l'avant du corps) et Vaisseau Gouverneur (le long de la colonne vertébrale, et par-dessus la tête) de vibrer plus intensément. Car là où va notre intention, là va notre énergie.

Régulièrement, notre vie sur terre nous met face à notre capacité à (di)gérer l'inconnu, les nouveautés, les imprévus.  Comment abordons-nous les changements de direction, d'orientation ou de dimension ?  Avons-nous toujours accès à notre cerveau intégré (collaboration de nos deux hémisphères  et du corps calleux)?  Pour le vérifier, rien de tel qu'un enchaînement de mouvements croisés : le passage (pas sage)  d'une dimension à l'autre, dans la fluidité, sans hésitation, nous montre à quel point nous sommes capables (ou pas) de nous dépasser et de nous adapter à de nouvelles situations. Pour rendre l'apprentissage plus joyeux, je schématise le passage avec un sourire ! Je varie à l'infini, obligeant celui qui les pratique à sortir de sa zone de confort, pour lui permettre d'explorer ainsi des espaces encore inconnus. Et de devenir progressivement familier avec eux...

Je terminerai en vous partageant que les mouvements croisés peuvent également être un magnifique prétexte pour permettre aux cellules de s'imprégner de certains mots, porteurs d'énergie. Car le verbe est porteur de vie et si, tout en pratiquant une des nombreuses variantes des mouvements croisés, on énonce à haute voix certains mots, tels que "calme, confiance, concentration" (pour un enfant en difficulté scolaire), ou encore "concentration, décontraction" (pour un adulte en quête de réalisation personnelle), ou bien d'autres mots-vibrations, on devient acteur de son chemin de pleine conscience,  de ressource et de régénération. 

Vous l'aurez compris,  les mouvements croisés offrent une source inépuisable de variations possibles. Ils sont à la croisée des chemins des intelligences créative et logique et à portée de main de chacun, ils  apportent la joie : celle d'aller vers l'eXpansion de votre potentiel.

Envie de vous sentir en vie ?
Mettez-vous en mouvement et bougez avec intelligence et conscience !

by EXOSTIVE