travail scolaire

COEUR & APPRENTISSAGE

Coeur+cerveau.1.PNG

Ecrire me met le coeur en joie ...Alors j'en profite un peu, beaucoup, passionnément ou à la folie ! 

Mon plaisir aujourd'hui , c'est de vous offrir, en toute humilité, quelques lignes en relation avec l'expression "APPRENDRE PAR COEUR" et "SAVOIR PAR COEUR".

On le sait bien : il n'y a pas d'apprentissage efficace sans plaisir et sans joie. La motivation est le moteur de la réussite, et la clé d'une bonne concentration. 

On comprend aisément qu'il n'est pas si simple pour les élèves d'avoir  le coeur à l'ouvrage quand les apprentissages leur semblent dénués de sens ( et dénués d'essence). 

N'est-ce pas aux adultes (enseignants et parents) de donner du sens à ce que les enfants viennent expérimenter et découvrir sur terre ? N'est-il pas de leur responsabilité de transmettre la conscience qu'"apprendre par coeur" signifie aussi "à prendre avec le coeur" ? 

Et pourtant, ce sont le plus souvent les enfants de ce 3ème millénaire qui sont les guides des parents et qui viennent leur rappeler combien les adultes font fausse route et ont trop souvent délaissé la voix / la voie du coeur. 

coeur.PNG

Plongeons au coeur de la thématique du jour : dans l'Antiquité, le coeur était considéré comme le siège des émotions, des passions, de la volonté, du courage, de la pensée, de l'intelligence et de la mémoire. Pour Aristote, pensée et émotions étaient logées dans le cœur. "Savoir par cœur" signifiait donc « de mémoire ». L'expression elle-même de " savoir par cœur » date du  XIII ème siècle.

Au fil du temps, le cœur a eu une connotation féminine et la tête (le cerveau) une connotation plus masculine,  avec un  rôle de « chef » et de « poste de commande.

Mais en réalité, les 2 font la paire et sont complices : il y a une réelle communication entre les 2 et de nombreux articles scientifiques évoquent ce lien. C'est parfait pour moi... ainsi je n'ai pas à me prendre la tête avec des éléments complexes et je peux simplement laisser mon coeur  se mettre en résonance avec ce qui me semble essentiel à vous transmettre !!! 

 

COEUR ET CERVEAU

COEUR+cerveau.PNG

Le cœur est un organe auto-animé, qui nous envoie des signaux émotionnels et intuitifs pour diriger notre  vie.

Le coeur possède son propre cerveau, un système nerveux indépendant possédant environ 40 000 neurones, comme ceux que l’on trouve dans les centres corticaux. Chaque neurotransmetteur trouvé dans le cerveau se retrouve également dans le coeur.

amygdale.PNG

Le coeur échange des signaux avec l’amygdale,  petite zone en forme d'amande située dans le système limbique et responsable de tous les processus de réaction émotionnelle : elle est capable de court-circuiter le cortex, parce qu’elle réagit avant lui. Elle compare l’information entrante avec la mémoire émotionnelle conservée et évalue ainsi la signification d’un événement, pour nous faire entrer dans une réaction de fuite ou de lutte.

D'un point de vue neurologique, le coeur est en relation permanente avec le cerveau, même s'il n'est pas toujours d'accord ! Mais c'est une relation "main dans la main"

A garder en mémoire : 

1. Davantage de messages et de signaux circulent du coeur vers le cerveau que dans l'autre sens ! 

2. le coeur a un vaste champ électromagnétique que l'on peut détecter à plusieurs mètres du corps

coeur.PNG

En kinésiologie, l'exercice de Cook est l'idéal pour favoriser la détente et se connecter à sa dimension d'ouverture du coeur. En le pratiquant, on se donne la possibilité d'amplifier le champ électromagnétique cardiaque, créant des états de cohérence avec des ondes  cérébrales bénéfiques. (le champ électromagnétique du coeur est 5000 fois plus puissant que celui du cerveau, nous dit Prof  Henri Joyeux !)

Cette pratique  se fait en 2 temps : de préférence debout, dans une posture de verticalité et d'alignement.

1. replier les mains sur le chakra du coeur et croiser les pieds. Se laisser glisser à l'intérieur de soi, pour simplement écouter les battements du coeur et laisser la paix s'installer. Sans jugement, juste dans l'observation de ce qui est à cet instant. Cette première partie va remettre en circulation l'énergie du huit (lemniscate ou signe de l'infini).

COOK.ENTIER.PNG
capt.yoga.cook.1.PNG

2. puis décroiser les pieds et les mains, laisser les doigts se reposer les uns sur les autres, décoller les bras du tronc, comme pour laisser de l'espace sous nos ailes, et observer les sensations : picotements, chaleur, doigts comme aimantés...

Les bénéfices de cet exercice sont un apaisement du coeur, une harmonisation du rythme cardiaque et une amplification de notre champ électromagnétique. 

Pratiqué en duo avant les devoirs (maman et enfant), il apporte vraiment un soutien énergétique indispensable, avec une baisse de cortisol assurée ! Le stress s'envole et la paix du coeur s'installe.

Pratiqué en groupe, il transforme littéralement l'atmosphère et le taux vibratoire de la pièce. 

Il peut être proposé,

a. en début de phase de mémorisation (ou d'apprentissage)pour  se mettre en bonne disposition,  générer de bonnes ondes et être dans le flux. Pour favoriser le double processus de décontraction et de concentrationon peut porter son attention dans la région du cœur, en respirant profondément et lentement au travers du coeur, tout en se connectant à la sensation de chaleur qui s'y dégage. Et encore visualiser que le cœur envoie le sang dans chaque cellule du corps, permettant au corps ,dans son entier, d'être le véhicule de l’apprentissage.

b. à la fin d'une phase d'apprentissage, on peut l'utiliser comme un geste corporel permettant de sauvegarder les informations en conscience, et comme un moment de récompense d'avoir pris le temps de bien travailler. C'est une phase d'enregistrement, telle qu'on la ferait à l'ordinateur, pour ne pas perdre les dossiers ! 

On peut y ajouter des mots-clés à réciter comme un mantra (confiance, sérénité...) ou encore un objectif soutenant la posture : 

Je choisis de me mettre en résonance avec la vibration de mon coeur profond,
je m’accorde avec mon rythme intérieur, je suis créateur / créatrice de mon harmonie”
coeur.PNG

L'exercice de Cook nous a permis de faire le lien entre le coeur-organe et le coeur-énergie. Regardons maintenant ce qui se passe du côté des canaux énergétiques, tout en faisant des liens avec les organes concernés.   

Tout d'abord, le méridien du coeur : avec un premier point sous l'aisselle et un dernier point à l'extrémité interne de l'auriculaire. Il nous rappelle combien les mains sont reliées au coeur et à la circulation d'énergie et d'amour.

Sur l'externe de ce petit doigt, on trouve le méridien intestin grêle, qui nous enseigne à apprendre de nos expériences. L'organe intestin grêle a pour fonction principale le tri (alimentaire et émotionnel), l'absorption, l'assimilation et l'intégration. Et c'est vraiment là la clé de l'apprentissage : quelles informations est-il important de garder, comment les trier, comment les intégrer, comment les stocker dans la mémoire ? On est ici avec notre 2ème cerveau !!!

On pourrait dire que ces 2 méridiens, situés sur un même doigt, font la paire. Ils font d'ailleurs tous les 2 partie de l'élément Feu en MTC et sont associés à la joie et à l'été.

Petit retour du côté des organes : nous avons vu que le coeur a son propre réseau de neurones et de neurotransmetteurs. C'est également le cas pour l'intestin grêle, qui assure la production de 85 % de sérotonine, le neurotransmetteur de la sérénité et du bien-être. Incroyable, non ? 

Le coeur, en tant qu'organe, est indissociable de son enveloppe, appelée péricarde. Cette enveloppe doit rester souple, afin que le coeur puisse battre joyeusement. Face à l'apprentissage, il est important de privilégier la détente : pas de réel apprentissage dans le stress et la dureté, dans le jugement de soi et dans la culpabilité.  Le méridien associé au péricarde est le maître du coeur : avec un premier point sur la poitrine et un dernier point sur le majeur et encore avec un point très important dans le creux de la main ( ou dans le coeur de la main). Pour soutenir l'énergie du maître du coeur, il est bon de se souvenir de cette phrase : 

je me pardonne toutes mes limitations, toutes mes imperfections, toutes mes difficultés, toutes mes incohérences. Je m’accorde de la tendresse et je favorise la souplesse en moi.
coeur.PNG
Apprendre par coeur ou à prendre avec le coeur ?

C'est en étant pleinement dans le corps et dans le coeur que l'on va faciliter la mémorisation. Quand le coeur n'y est pas, quand on ne trouve pas de sens (d'essence) à l'apprentissage, cela risque toujours plus compliqué ! C'est peut-être que là, de bonnes stratégies peuvent soutenir et alléger le travail de mémorisation.

Quelques points essentiels à connaître : 

La mémorisation est nettement plus efficace quand on prononce à haute voix, afin de laisser résonner en soi les vibrations générées par les informations à mémoriser .Trop souvent les élèves se contentent de lire ou de mémoriser en silence (dans leur tête !).   

Le travail à voix haute sollicite plus la respiration (pas de son si l'air ne passe pas par les cordes vocales), et donc amène plus d'oxygène au cerveau, surtout si on y met une intention de densification. A l'inverse, on est souvent en mode apnée quand on travaille uniquement dans sa tête, et par conséquent, on est assez inefficace.

Il est essentiel d'écouter le son de sa voix, afin de la diriger en direction des oreilles, et à l'intérieur du corps et du coeur (vers les oreillettes ). Quand on va rechercher une information,  c'est à l'intérieur de soi qu'on va, pas en dehors de soi !

Oui, il  faut un peu plus de courage (ce mot est dérivé du mot "coeur") pour répéter à haute voix, car on ne peut plus s'échapper dans ses pensées et on est confronté à soi-même (soi-m'aime) et à ses difficultés. Apprendre nous demande de nous mettre dans une position d'ouverture et de compassion vis-à-vis de soi-même.

Pas d’apprentissage véritable sans implication personnelle de l’apprenant, sans véritable cohérence entre l’intention (ou l’obligation) d’apprendre et l’énergie  disponible pour cet apprentissage.

Pas de mémorisation efficace sans concentration : être concentré, c'est être dans son centre. Et son propre centre, c'est le coeur. Ce coeur qui se situe à mi chemin entre le cerveau et l'intestin.

Tant qu’il y déconnexion entre le corps, le cœur et les cerveaux, (cortex et 2ème cerveau) l’apprentissage ne sera pas optimal. Il est essentiel de les mettre en résonance les uns avec les autres.

Il est important de retrouver la joie de l’apprentissage et de pouvoir « s’en donner à cœur joie ». Quelquefois, il suffit de se poser la question : comment puis-je mémoriser ces informations avec plaisir ? des supports tels que la mise en évidence par des couleurs, ou par un jeu de petites cartes, ou par des mouvements ...tout est bon à essayer ! Mais cela suppose de choisir d'être acteur de ce travail de mémorisation. A prendre avec le coeur, par amour pour soi.

 

coeur.PNG

Du fond du coeur, que ces quelques lignes puissent accompagner et soutenir ceux et celles qui ont en besoin.

Avec toute ma gratitude pour vos partages

 

 

 

DE LA NAISSANCE A LA CONNAISSANCE

Quand j'accueille un enfant dans mon cabinet de kinésiologie, j'écoute sa maman me raconter la période de grossesse et la naissance. 

Les mots choisis par la maman pour évoquer le temps de l'accouchement racontent quelquefois des maux physiques mais également des maux émotionnels et énergétiques.  

Je deviens alors une oreille attentive, récoltant les mots qui racontent les maux...

Au-delà des mots entendus par mes oreilles, je capte également l’histoire derrière l’histoire, expérimentant encore et encore le lien que fait la MTC entre les oreilles, les reins et les pieds. 

capt.reins.blog.PNG

 

Ce schéma met en avant le fait que l’embryon est relié à l’énergie des reins et par conséquent, aux mémoires ancestrales. En effet, au moment de notre naissance, la lignée est derrière (ou avec) nous et leurs histoires également.

L’utérus (je préfère le mot « matrice » avec sa lettre M ) a été  terre d’accueil de l’embryon et du fœtus pendant 10 mois lunaires. 280 jours, avec des instants magiques tels que le 22ème jour (le cœur se met à battre) et le 40ème  ( c'est au 40ème jour que l'âme s'incarne par la fontanelle) et bien évidemment celui de la naissance proprement dite. 

L’étape de naissance est exigeante : véritable atterrissage (on arrive tout de même sur terre la tête la première) qui demandera un long travail d’incorporation, d’intégration du corps et de la matière. Pas tout simple au regard des 9 mois passés à flotter et à expérimenter l'apesanteur…

On oublie trop souvent que cela passe tout d’abord par accepter de se séparer du placenta qui représentait un prolongement de soi, sorte de jumeau ou de doudou. Cette phase est souvent plus douloureuse et délicate que de quitter le bain amniotique. Mais c'est une étape indispensable pour prendre sa place sur terre (« place en terre » = placentaire).

C'est à partir de l'espace sacré du coeur que l'on va pouvoir de se donner le droit de sortir des rôles dans lesquels le clan, consciemment ou inconsciemment,  cherche à nous maintenir. Pour véritablement naître à soi-même, il va falloir dépasser  limitations (l'imitation) et interdits ( inter-dits). Etre soi, c'est oser cesser d'être ce que les autres veulent que l'on soit ou ce que l'on pense que les autres veulent que l'on soit. 

Je vous propose deux exercices pour se sentir à sa place et s'ancrer dans la matière :

·      Pour développer sa place sur terre et au sein du clan : légèrement accroupis, les hanches souples, (posture de danse tribale)  marteler le sol en affirmant à haute voix : je m’appelle (+ prénom) et je  choisis d’être moi, solide dans mon enracinement à la Terre-Mère, libéré des entraves et des histoires non résolues de mes ancêtres. 

·       Pour développer sa place dans la fratrie : mouvements croisés de côté, en affirmant : je choisis de déployer mon potentiel et mon être infini,  je choisis l’eXpansion de mon potentiel.      

 Rien d’étonnant donc à ce que la vie nous propose maintes et maintes fois de rejouer ce passage de naissance. En effet, on retrouvera ce passage initiatique qu'est la naissance au travers du travail scolaire et au travers de la relation que nous entretenons avec notre travail.

Ainsi, si votre enfant ressent du stress dans sa scolarité, il peut être utile d’observer à quel moment la difficulté d’adaptation entre en jeu ( le stress exprime une difficulté d'adaptation). Ainsi, si le stress est à son maximum avant le test, c'est en lien avec la vie intra-utérine. Si c'est plutôt pendant le test ou l'examen, c'est au moment de la naissance, au travers de cette notion de passage. Si le stress subsiste après le test, ce sont les premiers instants de vie qui sont en jeu. 

Il est également fondamental de décoder ce qui est exprimé, verbalement ou non verbalement. Un enfant qui dit sans cesse : " c'est trop difficile, je ne vais pas y arriver " exprime ce qui s'est passé au moment de son engagement pour sortir du ventre maternel et au moment de l'expulsion. Celui qui a de la peine à s'enraciner peut être encore sous l'influence énergétique de la péridurale qui insensibilise le bas du corps et empêche de ressentir le contact avec la terre. Vous comprendrez aisément que provocations, péridurales, césariennes laissent des traces énergétiques qu'il sera sage de nettoyer et libérer...

Mais revenons à vous ! Comment êtes-vous dans votre travail ? Comment vous engagez-vous ? Acceptez-vous un travail qui ne vous correspond pas ? Etes-vous vraiment dans votre expansion ? Avez-vous un besoin viscéral de reconnaissance ?  

Prendre le temps de mettre des mots sur le travail de naissance ( le nôtre et celui de nos enfants) nous ouvre des portes, car naissance, connaissance, reconnaissance vibrent en résonance et sont intimement liés. 

plus d'infos sur : http://www.kinessence.ch/cours/

by EXOSTIVE