Les 3 facettes de la gémellité
Vous avez dit “jumeaux” ?
Il y a une information que j’ai mis du temps à découvrir dans mes données généalogiques mais elle a été d’une importance capitale: mon arrière-grand-mère maternelle a donné naissance à des jumeaux en 1905 (un couple garçon - fille). Cela a dû être une véritable surprise, cette naissance gémellaire. Malheureusement, 4 mois plus tard, les deux petits sont décédés. D’abord le garçon , puis la fille 2 jours plus tard.
Et vous savez quoi ? Leur date de décès se retrouve chez une de mes nièces, qui naîtra, en 1988, sur ce jour-là comme s’il fallait absolument qu’on se souvienne de ce drame et qu’on libère ce qui doit l’être.
Cinq ans plus tard, en 1993, soit 88 ans après l’histoire de cette arrière-grand-mère, naîtront mes jumeaux qui, eux aussi, auront une expérience de vie très particulière.
J’adore ce chiffre, ce double 8 (88). Le huit nous dit symboliquement que ce qui est en haut est comme ce qui est en bas. Hasard ou pas ? En tous les cas, j’aime le voir comme un petit clin d’oeil !
Généalogique ou géniale logique
Au fil des années, dans ma pratique de kinésiologie, j’ai analysé des centaines et des centaines d’arbres généalogiques. Plus j’explore les données généalogiques, plus j’ai la certitude que ces histoires avec une tonalité de gémellité entrent en résonance les unes avec les autres. Ce sont comme des histoires qui s’entrelacent dans la trame généalogique et dans un esprit de “géniale logique” (expression de Gérard Athias) .
Parfois, ces histoires sont connues. Parfois, elles ne le sont pas. Mais il y a un moment où un individu est appelé à les découvrir. Encore un hasard ou pas, mais …mes garçons avaient 8 ans lorsque j’ai eu connaissance de l’existence des jumeaux de mon aïeule. Je ne savais pas encore qu’il y avait une résonance entre les 2 histoires.
Désormais, ce qui me passionne, ce sont les répétitions, les échos, les correspondances qui traversent le temps généalogique, tout particulièrement dans cette ambiance gémellaire.
Je ne présente pas cela comme une loi universelle : c’est une observation récurrente de ma pratique, qui m’a poussée à chercher, à questionner et à approfondir.
L’écriture de mes 2 livres sur cette thématique est devenue une évidence, voir une “géniale logique”. Il était évident que ces 2 livres allaient être publiés ensemble, à la manière d’une naissance gémellaire. Cohérence oblige !
Au final, “Au coeur de la gémellité incarnée” et “Gémellité perdue et gémellité symbolique”, c’est 1 thématique, 2 livres, 3 facettes.
Trois facettes d’une histoire sensiblement identique.
En quoi suis-je légitime d’écrire sur ce vaste sujet ?
De nombreux auteurs ont écrit sur les jumeaux et la gémellité incarnée. Cette gémellité que l’on voit devant nos yeux, celle qui se vit concrètement dans le quotidien avec un jumeau ou une jumelle. Le plus souvent, cette gémellité est fantasmée par les non-jumeaux. Mais en vérité, elle n’est pas toujours idéale et confortable pour les jumeaux eux-mêmes.
Qu’est ce que la Vie m’a appris dans ce vécu de mère de jumeaux ? Que chaque histoire est singulière et unique. Qu’il est important de “dé-gémelliser” afin d’offrir à chacun des êtres qui composent le couple gémellaire un espace d’individualité. Bien que monozygotes, mes garçons ont eu une expérience de vie particulièrement singulière et riche de sens. Si vous avez envie d’en savoir plus, je vous invite à écouter ma prestation sur ABC Talk TV et/ou de lire mon ouvrage “Au coeur de la gémellité incarnée” .
D’autres auteurs ont écrit sur la gémellité perdue. Cette forme de gémellité prend corps pendant quelques semaines mais n’aboutit que pour l’un des deux. Quelquefois, cette gémellité se fait silencieuse, invisible et elle reste inconnue jusqu’à ce que, lassé d’avoir des symptômes psycho-émotionnels ou physiques, on se décide à consulter (en kinésiologie ou en constellations) et qu’on le découvre. Je l’ai aussi vécu dans ma fratrie. Je viens juste après ma soeur aînée qui s’est retrouvée seule à sa naissance - sa jumelle de vie intra utérine étant repartie, en laissant une trace visible sur le placenta.
Ce qui est essentiel à comprendre, c’est qu’au-delà de l’absence physique, le jumeau survivant peut continuer à ressentir profondément le lien avec celui qui n’est pas là sur la terre. Il peut avoir le sentiment que son jumeau existe quelque part autrement, dans un autre espace, une autre dimension.
Le jumeau survivant peut chercher cette sensation de lien, vouloir comprendre ce qui s’est joué, et surtout avoir besoin de donner une place à cet autre qu’il a côtoyé quelque temps, le plus souvent à l’abri du regard de tous. Ce que l’on peut retenir en lien avec cette gémellité perdue, c’est que l’absence physique ne signifie pas nécessairement l’absence du lien.
Si ces 2 facettes de gémellité sont connues du public, à ma connaissance, aucun auteur n’a encore parlé de gémellité symbolique. Ce concept est donc novateur. Il m’est apparu comme une évidence, au travers des constats généalogiques : en étudiant les dates de naissance ou de décès, les prénoms, les répétitions et les correspondances au sein des familles, j’ai commencé à percevoir quelque chose d’autre. Une empreinte subtile : les Thomas, (patron des jumeaux), les prénoms avec la syllabe Mi, ou les prénoms qui sont à la fois masculins et féminins, (mais bien d’autres encore) expriment une vibration gémellaire. Les dates doubles ( 6.6 / 9.9) ou celles en “miroir” (17.02.2017) ou encore celles particulières comme le 10.10.2020 créent la même énergie.
On est ici dans l’univers du symbolique, du métaphorique, du subtil. Ce sont comme des “Murmures de l’âme” : c’est d’ailleurs le sous-titre donné à ce deuxième ouvrage. Et si votre oreille entend au-delà des sons, vous capterez que ce mot contient une syllabe (mur) redoublée (mur-mur), à la manière de la gémellité ! Derrière ces murmures de l’âme, lorsqu’un de ces prénoms ou dates de naissance apparaissent, je me questionne sur une éventuelle histoire de gémellité perdue, ou de gémellité qui n’a pas vu le jour.
Qu’a-t-on à comprendre ? Que nos ancêtres nous soufflent qu’il y a subtilement plus d’individus que ceux qui sont nommés et représentés dans un arbre généalogique. Qu’il est important de pouvoir libérer énergétiquement ceux qui ne sont pas encore dans la Lumière. Que le prénom et la date de naissance donnent des indices qui sont importants à prendre en compte. Car il y a toujours une histoire et un sens derrière un prénom et quelquefois d’une date. C’est tout cela la gémellité symbolique.
Je vous invite à plonger dans votre arbre généalogique sur 4 générations et vous allez assurément y découvrir des trésors. En reconnaissant vos ancêtres et en libérant ce qui doit l’être, vous libérez aussi vos descendants et vous permettez à ce que chacun (re)trouve sa juste place.
Le mot de la fin
Pour moi, c’est là que se trouve quelque chose de particulièrement novateur dans mon travail : mettre en lien la gémellité incarnée, la gémellité perdue et cette dimension symbolique qui peut apparaître dans les arbres généalogiques. Réunir ces 3 facettes était une évidence car ce sont 3 manifestations d’une même vibration.
Aujourd’hui, je me sens pleinement auteure de cette recherche, de ce tissage de liens entre ces différentes facettes : non seulement parce que j’ai vécu certaines de ces réalités, mais parce que j’ai passé des années à les observer, à les questionner, à faire des liens et à tenter de mettre des mots sur ce qui, jusque-là, était souvent difficile à nommer.
Vous avez envie d’en savoir plus ? Vous pouvez commander mes livres sur www.kinessence.ch/mes-ouvrages
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Avec toute ma gratitude