A propos des césariennes
La naissance, une épreuve initiatique
La naissance est une épreuve initiatique, tant pour la maman que pour le bébé. Lorsqu’elle se fait par césarienne, ce passage (pas-sage) prend une forme différente, le bébé ne traversant pas le même processus de contractions, de compression et de progression que lors d’une naissance par voie basse.
La césarienne peut être programmée, ou pratiquée dans l’urgence. Je vous explique en détails l’impact possible de cette intervention sur l’enfant, notamment en relation avec le travail scolaire. En effet, le travail de naissance et la manière de venir au monde vont avoir un impact sur nos comportements. Ces observations ne sont toutefois pas des conséquences systématiques de la césarienne. Chaque enfant est unique, et son développement dépend de nombreux facteurs. Tout est toujours à nuancer et à remettre dans le contexte. Et surtout tout peut être libéré (en kinésiologie, notamment).
Une arrivée sur terre qui laisse des traces
Lors d’une naissance par voie basse, les contractions et la progression dans le bassin participent à l’expérience des limites du corps et du passage d’un monde à l’autre. Dans une césarienne, ce processus est différent. Le passage d'un monde à l'autre (du bain amniotique dans lequel le bébé flotte, à l'arrivée sur terre) se fait avec une extrême rapidité, sans possibilité de ressentir l'étroitesse du passage du canal utérin, et la densité corporelle. En quelques secondes, le nouveau-né est confronté à l’exposition brutale au froid et à la lumière et se retrouve à l’air libre, sans rien pour le contenir. Il peut rester de cette épreuve qu’est la naissance par césarienne une peur du vide.
Certains enfants seront comme étrangers à leur corps-matière, manquant de solidité et d’ancrage, donnant l’impression qu’ils flottent ou qu’ils volent. Dans le cadre scolaire, on les verra balancer leurs jambes, ayant du mal à rester assis. Ils pourront avoir besoin de davantage de temps et d’accompagnement pour développer leur conscience corporelle, leur proprioception et leur sentiment d’ancrage à la terre.
Les bébés nés par césarienne auront encore plus que les autres enfants besoin d’être touchés et câlinés, ceci afin d’intégrer la dimension corporelle. Un massage le long de la colonne vertébrale, réveillant ainsi tous les nerfs, leur sera extrêmement bénéfique et leur fera prendre conscience de la solidité de cette structure osseuse.
Les mères peuvent garder la sensation de ne pas avoir physiquement été au bout de l’acte de donner la vie et il y a comme quelque chose resté en suspens dans le ressenti corporel.
Programmée ou en urgence : deux vécus différents
Une césarienne programmée laisse généralement davantage de temps pour se préparer psychologiquement. Les parents peuvent expliquer à leur enfant les raisons de cette naissance : présentation en siège, grossesse gémellaire, dépassement de terme, antécédent de césarienne ou autre indication médicale.
À l’inverse, une césarienne réalisée dans l’urgence peut être vécue dans un climat d’anxiété intense. Le travail peut avoir été long, la situation peut avoir évolué rapidement, et les parents peuvent avoir ressenti une grande impuissance.
Dans ces situations, il peut être bénéfique de prendre le temps de déposer ce qui a été vécu, afin de retrouver davantage de sérénité dans les premiers moments de la maternité. Le plus important étant de lâcher toute culpabilité. (respirer de l’huile essentielle de palmarosa) . Chaque mère a fait de son mieux, avec qui elle était et avec les circonstances ainsi qu’avec les bagages hérités et peut-être pas encore résolus. Une césarienne, même si elle ne ressemble en rien à l’accouchement idéalisé, est l’occasion pour l’enfant comme pour la maman d’avancer sur leur chemin de vie respectif !
Les invariants autour de la césarienne
Dans les invariants face à la césarienne, il ressort que le nourrisson a été privé de la victoire finale de la grande aventure et pourra ressentir un sentiment d’incapacité, voire d’échec, induisant un besoin d’aide extérieure. Il peut également avoir vécu l’interruption de son séjour utérin comme une intrusion pouvant également générer par le bistouri, non seulement la peur du couteau ou des objets tranchants, mais surtout une culpabilité d’avoir agressé et fait du mal à sa mère.
On retrouvera chez les césarisés une tendance à attendre qu’on vienne les secourir, le plus souvent de la même manière que cela s’est passé concrètement. Ils attendront la dernière minute si l’acte médical a été fait en urgence ou ils prendront les devants pour recevoir de l’aide, si cela avait été planifié. Ceci, tant que cela n’a pas été mis en conscience.
Dans le transposé scolaire, on verra un enfant qui ne prépare pas ses tests, convaincu que de toute manière, il ne réussira pas à activer son intelligence de manière efficace et constante, espérant fort que quelqu’un (sa mère ou un répétiteur) vienne l’aider et trouver des solutions pour lui, voire fasse à sa place. Parce qu’il n’a pas eu l’occasion de prouver ce dont il était capable en termes de naissance, il en gardera le plus souvent une impossibilité de finaliser son travail ou de récolter les fruits des efforts engagés.
Lorsqu’un enfant a été obligé de naître par césarienne en raison d’une autre césarienne le précédant, cela peut générer de la colère d’avoir été victime de la situation et de ne pas avoir eu le choix.
Quelle que soit la manière d’être venu au monde, il n’est pas nécessaire de le subir ! On peut agir et redevenir ainsi pleinement acteur de sa vie . Par une libération émotionnelle et énergétique faite en séance de kinésiologie. Idéalement c’est à travailler chez la mère et l’enfant.
Une naissance différente, un chemin qui reste à construire
La césarienne fait partie des nombreuses façons de venir au monde. Elle peut être nécessaire, parfois choisie, parfois subie, mais elle ne définit ni l’enfant ni la maman.
L’essentiel est de pouvoir reconnaître ce qui a été vécu, accueillir les émotions qui l’accompagnent et offrir, lorsque cela est nécessaire, des expériences de sécurité, de mouvement et de confiance.
Chaque naissance est unique. Et chaque enfant peut, à son rythme, développer ses propres ressources pour grandir, apprendre et prendre sa place.
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Vous pourrez y lire quelques pages autour de la césarienne et des différentes manières de venir au monde.
Assurément, vous ne verrez plus ce passage initiatique de la même manière !
Vous pourrez mettre du sens et de la compréhension sur les difficultés comportementales ou d’apprentissage de vos enfants (et de vous-même).
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