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RYTHME et APPRENTISSAGE

Notre vie est souvent rythmée par de belles rencontres. Rencontres qui ne sont pas le fruit du hasard mais de cette synchronisation entre inconscients pour nous faire avancer sur notre chemin.

Ma rencontre avec Carla Hannaford (auteure de la “Gymnastique des Neurones”) lors de ma formation en kinésiologie imprègne encore ma pratique 15 ans plus tard. Deux aspects restent gravés en moi.

  1. sa manière de pratiquer le balancement du Brain Gym

  2. l’importance du rythme dans l’apprentissage

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Commençons par le balancement : dans la version de Dennison, ce mouvement invite à laisser le corps être balancé de gauche à droite, alors qu’on est assis sur les ischions. Exercice de la ligne médiane, le but est de sentir le passage et la fluidité entre les deux côtés du corps et de traverser la ligne.

Le balancement peut se pratiquer de manière individuelle, à deux mais également de manière collective. Si la forme diffère subtilement dans ces variantes, l’esprit reste le même : l’exercice relance le LCR (liquide céphalo-rachidien), lequel transporte des nutriments, des neurotransmetteurs et des hormones. (voir d’autres informations p 28 de “Génial, j’y arrive enfin”)

Installés dos à dos et côte à côte (nous formions une grande ligne) , Carla Hannaford nous invitait à pratiquer un balancement d’avant en arrière. Le jeu était au centre de l’expérience et j’en garde le souvenir de franches rigolades. Mais c’était bien plus que cela.

Enthousiaste de cette adaptation, je l’ai pratiqué avec mon fils, tout en lui apprenant ses premières tables de multiplication. La confiance s’est installée, favorisée par le contact du dos à dos, au travers duquel on expérimente un “je te soutiens, tu peux te laisser aller et te relâcher”, puis un “à ton tour, tu peux me soutenir et me guider”.

Je perçois dans cette variante comme le flux et reflux de la marée, avec un rythme intérieur subtil mais présent. Une pulsation. L’apprentissage de vie au travers de l’exercice, c’est qu’il est sage de savoir alternativement porter les autres et les soutenir mais également de se laisser porter et soutenir. Et se mettre en contact avec ceux et celles qui nous permettront de développer cette bienveillance bienfaisante et cette confiance mutuelle. C’est une des clés fondamentales pour dynamiser les apprentissages.

Peu importe finalement que l’on fasse l’exercice de gauche à droite, ou d’avant en arrière, l’essentiel, est le mouvement continu et la fluidité.

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Autre variante que j’ai beaucoup expérimenté en cabinet , permettant de sortir des blocages ou de retrouver des informations momentanément perdues en raison d’un excès de stress : l’enfant, assis par terre ou sur une chaise, ou éventuellement debout, laisse bouger son bassin, comme une algue au fond de l’eau. Les pieds bien enracinés, il se laisse porter par le rythme naturel, ce flux interne, souple et rond, qui part du corps (et non pas de la tête). On est ici comme replongé ici dans notre vie intra utérine, pendant laquelle le foetus flotte et se laisse porter par les flots et le flux. C’est pour cette raison que j’ai renommé cet exercice “balancement - bercement” .

Fascinante vie intra utérine, pendant laquelle l’embryon en état d’apesanteur entend et écoute tout ce qui se passe autour de lui : les battements de coeur de la maman, les bruits des pas qu’elle fait, le son de sa voix - l’ouïe étant le premier sens à se développer. Ce sens nous accompagnera la vie durant, étant la clé du “bien s’entendre”.

Quant aux parents, ils seront, 9 mois durant, attentifs aux battements de coeur de leur progéniture (battements présents dès le 22ème jour) et quelquefois, aux pulsations de vie présentes dans le cordon ombilical juste coupé.

Ne pourrait-on pas dire qu’il y a ici une dimension yin, féminine, souple, fluide dans ce rythme qui s’exprime tout au long de la vie intra utérine, (des premiers battements cardiaques jusqu’après la naissance) et qui est repris, en quelque sorte, dans l’exercice du balancement ?


Explorons maintenant un aspect plus masculin du rythme dans l’apprentissage.

Tout d’abord, il me semble impossible de développer le sens du rythme (musical)sans être “attentif par l’oreille “.

Le rythme implique souvent le corps tout entier : il rassemble les hommes comme un premier langage, au-delà des différences linguistiques. Se laisser aller à une expérience collective rythmique, en frappant sur des djembés, des tambours, des percussions ou sur n’importe quel autre objet, c’est vivre et partager des émotions communes. C’est la vie qui s’exprime.

Comment intégrer le rythme dans l’apprentissage ?

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Les jeux de mains, (que l’on trouve beaucoup dans les comptines) et le fait de frapper dans les mains, facilitent les apprentissages. Nous savons que les mains occupent une place importante dans l’homonculus et que très souvent, la manipulation et le fait de faire bouger les mains optimise les apprentissages. Surtout pour les apprenants kinesthésiques.

Or les mains sont le prolongement du coeur, qui est lui-même un organe du rythme. Du rythme de la vie !

Le rythme ancre l'apprentissage, nous dit Paul Dennison : il amène de la structure et favorise des états de cohérence par opposition à un certain chaos et désorganisation interne. Il exige de la maîtrise et du contrôle de soi. Il apporte le cadre, avec une dimension plus yang et apporte de l’équilibre physique et mental.

Avoir le sens du rythme est très important pour développer le langage et pour l’apprentissage des langues étrangères qui ont, chacune, une “énergie” différente. Parler italien, russe ou français ne réveille pas les mêmes zones “musicales” : chaque langue a sa propre musicalité, liée à une composante rythmique. A l’intérieur d’une même langue, on a ces mêmes subtilités. Prononcer, par exemple, “to fill” (remplir) ou “to feel” (sentir) ne relève pas du tout de la même expérience : il y a une vivacité dans “to fill” qu’on n’a pas du tout dans “to feel” qui se déploie dans la longueur. Et ceci, seule l’oreille peut vous le faire sentir !

Une pratique musicale régulière , qui repose à égalité sur des aspects mélodique et rythmique, est une bonne école de vie, car elle exige de la concentration, de la discipline, de la persévérance, de l’engagement. Elle développe une meilleure acuité auditive, une coordination plus pertinente et une conscience corporelle plus soutenue.

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C’est dans ce même esprit de pratique musicale que j’aborde les mouvements croisés : j’impose en quelque sorte une régularité métronomique, avec , à peu près, un mouvement par seconde. Peut-être qu’en fait , je me calque intuitivement sur notre rythme cardiaque de 72 battements par minute. L’objectif est bien de faire synchroniser les 2 intelligences et d’atteindre cette coordination, dans le sens de co-ordonner, mettre en ordre.

J’ai souvent constaté que c’est le démarrage du mouvement qui est difficile. C’est justement là qu’il est important d’être exigeant et de ne pas se satisfaire d’une forme de brouillon ou d’à peu près. De la discipline et de la rigueur afin d’atteindre une certaine clarté ! Car c’est cela qui a besoin d’être “éduqué”.

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En fonction de l’âge de celui ou celle qui pratique les mouvements croisés, je propose les enchaînements, avec des mouvements devant le corps, derrière, de côté et en ski de fond. Les moments-clés sont les temps de passage et il ne doit y avoir aucune hésitation. A l’identique de la pratique musicale : les barres de mesure sont là pour donner la structure, mais aucune liberté temporelle n’est permise pour passer d’une mesure à l’autre.


Autre aspect du rythme dans l’apprentissage : il est très utile de superposer les mouvements croisés à une tâche de mémorisation. Mémoriser en rythme (sur le “rythme” - tempo imposé par la gestuelle des cross crawl) demande une grande concentration mais amène une réelle densification corporelle. Ce n’est plus la tête et le cerveau qui travaillent uniquement, mais c’est le corps tout entier qui prend part à la tâche. On est dans une dynamique de jeu et de vie et pour les apprenants kinesthésiques, c’est vraiment la meilleure manière d’apprendre.

Rappelons encore qu’on est plus efficace en mémorisant à haute voix : les muscles de la mâchoire et de la bouche s’engagent de façon dynamique (yang) et l’oreille est plus impliquée de façon consciente (pour autant qu’on fasse vraiment attention à ce qu’on prononce et que l’on ne reste pas dans un acte mécanique).

Pour optimiser les apprentissages, le rythme ici prend une dimension plus yang : il offre le cadre et la structure, un côté organisationnel et temporel. Pour moi, il est propre au cerveau gauche ( oh … je sais, les kinésiologues ne partagent pas cette vision du monde ! Mais je pense que c’est plus la musicienne en moi qui s’exprime que la kinésiologue).

Selon les contextes et selon les objectifs à atteindre , on choisira plutôt un exercice à tonalité rythmique féminine ou masculine. En se posant la question, de quoi a-t-on besoin pour se mettre en mouvement ? Cette réponse est, bien évidemment, propre à la sensibilité de chacun. L’important est de se sentir unifié.

Il y aurait tant d’autres réflexions à amener sur cette notion de rythme, mais l’essentiel de ce que j’ai encore envie de vous partager, c’est :

Mettez-vous ou restez à l’écoute de votre rythme intérieur et développez le sens du rythme pour votre propre vie. C’est vous-même qui détenez la clé de votre existence.

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LE SOUFFLE

Il y a des mots qui résonnent plus puissamment que d'autres : le mot SOUFFLE en fait partie.

Prononcez ce mot en conscience et vous sentirez la douce chaleur qui se dégage de votre bouche. Tout est dit.

Fil conducteur de notre vie, le souffle se fait "premier souffle" au moment de notre naissance et "dernier souffle" au moment du passage vers l'au-delà. 

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Trop souvent, on le retient alors qu'il serait plus judicieux d'explorer l'expansion de notre souffle.

Dans notre vie, on peut vite se sentir essoufflé ou à bout de souffle, non seulement physiquement mais aussi émotionnellement et énergétiquement. Le corps nous appelle à prendre plus de temps pour souffler ou pour reprendre son souffle. Mais savons-nous vraiment écouter cette voix du corps ? 

A l'inverse, on peut trouver un (nouveau) souffle au travers d'une activité qui nous revitalise. Pour l'écrivain, ce sera le fait de se sentir inspiré. Pour l'amoureux de la nature, ce sera au travers de ballades en plein air, et pour le sportif, au travers des activités physiques exigeant une oxygénation accrue.

Là où il y a du souffle, il y a du mouvement et il y a de la vie.

APPRENDRE MIEUX GRACE AU SOUFFLE : 

Souffle et mémorisation : 

Trop souvent, les enfants en stress bloquent leur respiration, omettant clairement de faire du souffle un allié. Bon nombre d'entre eux passent du temps à mémoriser des informations sans être conscients qu'il est nécessaire d'inspirer amplement pour faire entrer à l'intérieur de soi les données, puis d'expirer avec l'intention de faire glisser à l'intérieur de soi ces données. Encore une fois, sans cette conscience et cette pratique du souffle, ce qui doit être mémorisé va rester à l'extérieur (comme l'eau sur les plumes d'un canard !). En bref, pas d'apprentissage efficace en mode apnée.

C'est pour cette raison que l'apprentissage par coeur à haute voix est plus efficace, car il exige plus d'engagement respiratoire que simplement le fait de réciter dans sa tête.

On gagne également en efficacité en utilisant le chant pour mémoriser (exemple : les tables de multiplication), car il est impossible d'obtenir du son sans l'aide de l'air (du souffle) faisant vibrer les cordes vocales. Chanter donne beaucoup d'énergie et de dynamisme, et par conséquent, c'est un excellent moyen de booster les apprentissages ! Dernier détail sur le sujet : la voix trahit toujours notre énergie. En étant attentif à l'énergie de notre voix, on va pouvoir sentir si on est efficace ou pas, si on enregistre réellement ou pas. Car pour que la connaissance entre puissamment et profondément dans le corps et dans le cerveau, il est nécessaire que notre niveau d'énergie soit élevé.

Souffle et écriture / calligraphie : 

Une de mes sources d'inspiration, c'est la calligraphie que je pratique assez régulièrement. J'y puise un art de vivre. La calligraphie nous enseigne le souffle : j'y ai découvert combien il est important de respirer pleinement, avec une intention de faire circuler le souffle jusqu'au bout des doigts. Souvenons-nous au passage que les mains (et par conséquent les doigts) sont le prolongement du coeur.

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Pour avoir une belle écriture, il est nécessaire d'avoir les pieds complètement accrochés à la terre, le coeur en ouverture et le mental au calme. Le corps dans son entier est installé dans la verticalité, les pieds faisant le lien avec la terre, et les mains avec le ciel. Les calligraphes sont inspirés par le souffle et le souffle inspire les calligraphes.

"La pratique (...) tend à nous aligner, afin que corps, coeur et esprit convergent à la pointe de la plume."  nous dit Shinta Zenker, artiste-peintre et calligraphe que j'ai la chance de côtoyer dans des stages.

Quelle sagesse si inspirante à transmettre aux élèves ayant de la peine à faire un avec la pointe de leur plume ou de leur crayon. Qu'il s'agisse de l'encre du calligraphe (dont les outils sont variés : plume, calame, pinceau), ou de l'encre contenue dans les cartouches, le défi est le même : s'aligner, s'enraciner, habiter le corps, afin que les lettres prennent forme (afin que l'être prenne forme ) . C'est apprendre à se  mettre autant en résonance avec le vide laissé par les lettres que par la vibration des lettres elles-mêmes. En d'autres termes, c'est apprendre à  être autant attentif au vide qu'à la trace

L'écriture manuscrite a besoin du souffle pour exister et pour vibrer. De nombreuses difficultés liées à l'apprentissage de la graphie trouvent une résolution si on laisser circuler le souffle jusque dans les mains et  si on prend le soin de décoller les bras du corps, en laissant  un peu de vide et d'espace.

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J'ai consacré quelques lignes sur cette thématique dans mon ouvrage "Génial, j'y arrive enfin" (p 72), et j'écrivais que : "de même que l'ancre retient le bateau, l'encre, en calligraphie, contient et définit la forme. L'ancrage au sol permet de donner de la densité à l'encre". Aujourd'hui, j'ai besoin de compléter en disant que que c'est vraiment le souffle nous permet de nous mettre en résonance et de vibrer avec la matière-corps.

Souffler sans s'essouffler : 

La plupart d'entre nous pensons que la respiration est faite de 2 temps : l'inspire et l'expire, avec l'oxygène et le gaz carbonique. En fait, notre respiration est faite de 4 moments inégaux ( 2 temps forts et 2 temps de passage) . Certaines pratiques énergétiques accentuent intentionnellement les moments de rétention du souffle.

  • l'inspire = accumulation de l’oxygène ( ou  du savoir et des connaissances)
  • un mini temps de pause ou de passage, comme un temps d’assimilation, d’intégration
  • l'expire = évacuation du Co2 (restitution, évacuation,  ou faire entrer dans la matière)
  •  un mini temps de pause ou de passage, pour une préparation à un nouveau souffle

De la même manière, le calligraphe se calque sur ces différents temps : un temps pour aller à la rencontre de l'encre dans l'encrier (sur l'inspire), un temps pour déposer l'excédent d'encre,(passage), un autre pour poser l'encre sur le papier et calligraphier (sur l'expire), et un petit temps avant de poursuivre (passage) et recommencer inlassablement. Les temps de passage sont comme  "des instants suspendus" ,  la calligraphie étant une méditation nous mettant hors du temps. 

Je rêve qu'un jour ou l'autre des enseignants inspirés calquent la sagesse de ce rythme du souffle et transmettent cet art d'intégrer le souffle pour apprendre à écrire... !

Et pourquoi pas aussi rêver qu'on se mette à diffuser dans les classes des huiles essentielles pour faciliter les apprentissages ??? de l'HE de sapin , par exemple, pour favoriser la verticalité et le centrage et redonner du coeur à l'ouvrage. Ce serait d'autant plus pertinent que l'olfaction est le sens relié aux poumons. C'est aussi au travers de la diffusion d'huiles essentielles que l'on peut changer le taux vibratoire d'une pièce et qu'ainsi, subtilement, on peut avoir un impact positif sur l'énergie d'une classe ... ou d'un " open space". Vous trouvez cela audacieux ??? Moi pas ... !!!


Revenons à la réalité et à du concret et regardons les poumons dans leur fonction en tant qu'organe et canal énergétique.

Souffle et poumons : 

Quand on pense souffle, on pense poumons. "L'organe poumon est le maître du souffle", nous dit Rivka Cremisi (auteure de "Splendeur des lettres, splendeur de l'être", et enseignante de symbolique hébraïque, ainsi que de Qi Gong et Tai Ji Quan). 

Ce n'est qu'à la naissance que les poumons vont se déplier et se déployer. Le premier cri du nourrisson signale son "atterrissage", signifiant : "je suis là, j'existe". On sait combien la grande prématurité met la vie des nouveaux-nés en danger car justement les poumons ne sont pas arrivés à maturité.

C'est à partir du premier souffle - premier cri que le nouveau-né, en changeant d'environnement,  entre "dans le monde de la différenciation" : avec l'inspiration, il se charge d'oxygène et avec l'expiration, il se déleste du gaz carbonique. Les poumons sont un lieu d'échange, entre lui et le monde environnant.

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Les poumons contiennent l'arbre bronchique qui est tel un arbre à l'envers. Les racines en direction du ciel, les branches en direction de la terre. Ce n'est pas sans rappeler que la naissance par voie basse, elle aussi, nous fait mettre la tête et la fontanelle en direction de la terre. Notre mission sur terre sera de nous retourner en quelque sorte afin de nous tenir debout, avec des racines-pieds en direction de la terre  et des branches-mains orientées vers le ciel, et ceci en permettant à notre arbre bronchique d'être pleinement vivant.

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Les poumons ont 5 lobes en tout. "En médecine énergétique chinoise, le canal énergétique du poumon est le premier canal qui s'incarne dans le corps embryonnaire. Il est le plus profond du corps énergétique et donc le plus proche du monde céleste" nous enseigne Rivka Cremisi.  Ce chiffre 5 nous renvoie à la lettre hébraïque Hé, qui est celle du souffle, et nous avons 2 x 5 doigts et 2 x 5 orteils... , soit 2 x 10, cette valeur de 10 nous renvoyant à la lettre Yod, le germe, l'embryon en quelque sorte.

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Personnellement je ne peux qu'être émerveillée par cette cohérence et symbolique du corps et de la multiplicité des liens. Et tellement reconnaissante que mon chemin m'ait permis de rencontrer des individus me permettant de m'ouvrir à cette conscience. (Toute ma gratitude à Shinta et Rivka  que je connais depuis 10 ans ! - voir leurs sites en bas de page)

 

Allons encore plus loin : en MTC, l'énergie Poumons est complémentaire de celle du Gros Intestin. Le canal énergétique du Gros Intestin se mettra en place juste après celui du poumon. Ils font partie de l'élément Métal : on trouvera le point final du canal énergétique du Poumon sur le pouce, et le premier point du Gros Intestin sur l'index. A noter aussi que le dernier point du Gros Intestin est sur les racines du nez, celui-ci étant l'organe de l'olfaction. Les 2 canaux énergétiques se retrouvent "côte à côte", dans cette pince qui relie le pouce et l'index.

Au niveau des "organes", il est évident que nous fonctionnons mieux quand nos poumons sont pleins d'air et que notre côlon est vide (pour être précis,  en MTC, les poumons sont considérés comme un organe-viscère alors que les intestins sont des entrailles). Il y a aussi complémentarité et résonance à ce niveau-là. Et encore sur le fait que la respiration embryonnaire est liée au gros intestin, alors que la respiration terrestre est liée aux poumons. 

Il y a également dans la phase d'expiration pulmonaire un processus d'élimination qui n'est pas sans rappeler celui du côlon. Que l'on soit adulte ou enfant, il est essentiel de vider le trop plein émotionnel, de se libérer, de lâcher prise, d'évacuer et d'éliminer l'ancien pour faire place pour du neuf. En expirant profondément et en ayant une bonne hygiène intestinale. Entre souffle et matière, entre légèreté et densité, il est toujours temps de prendre le temps de lâcher et de se relâcher.


EN PRATIQUE :  comment favoriser l'équilibre entre les moments de plein et les moments de vide, et comment insuffler plus de vie dans notre quotidien. Je vous partage quelques exercices.

Bloquer le souffle, c’est bloquer la vie. C’est aussi limiter le processus de l’apprenti-sage

J'ai souvent observé que le premier réflexe  lorsqu'on demande à des enfants de mieux respirer, c'est  de gonfler la cage thoracique et de monter les épaules. Or, il y a un excès d'effort et ce n'est pas naturel ! Le plus efficace pour avoir une respiration pleine de vitalité, c'est de commencer par expirer... c'est-à-dire de rejeter les déchets, le trop plein émotionnel et énergétique, et ceci même si on ne sait pas exactement de quoi ce trop plein est fait. C'est de chercher à créer du vide, pour permettre à l'inspir (et à l'inspiration) de se mettre en place de manière naturelle.

Un exercice en Brain Gym va nous accompagner dans cette dynamisation du souffle, permettant de redonnant vie au corps dans son entier : il s'agit du DYNAMISEUR (1)

Cette posture nous rappelle celle du sphinx ou du cobra en yoga, bien que cette dernière se fasse allongée  sur le sol. Ici, on la pratiquera assise, les avant bras sur une table, les pieds au sol, en prêtant une attention particulière aux coudes qui sont en relation énergétique avec le diaphragme. On sait combien notre diaphragme est souvent en souffrance !!!

Avec l'intention de dénouer les tensions et de fluidifier la respiration, veiller à : 

illustration de Karl DRIES, extrait du "Petit Brain Gym illustré", dont l'aboutissement est "Brain Gym, bouger pour apprendre", de Francine DRIES

illustration de Karl DRIES, extrait du "Petit Brain Gym illustré", dont l'aboutissement est "Brain Gym, bouger pour apprendre", de Francine DRIES

- Créer de l’espace entre les côtes de la cage thoracique et entre chaque vertèbre. Explorer ces espaces interstitiels. La cage thoracique est une cage de protection pour le coeur, les poumons et les bronches.

- Se déplier, se déployer, prendre sa place dans la verticalité, entre terre et ciel. Laisser le chakra du coeur s'ouvrir.

- Conscientiser VC (vaisseau conception) sur l’avant et VG (Vaisseau gouverneur) sur l’arrière du corps. Sentir cette boucle d’énergie vitale. On peut y ajouter la pointe de la langue au palais afin d'optimiser cette boucle énergétique. 

 

LA POSTURE DU PETIT PRINCE ET/OU DE LA PETITE PRINCESSE (2)

Les enfants en stress basculent vite dans un mode de dévalorisation et de perte de confiance. Inspirée par la phrase "je suis digne de mes richesses" , liée au méridien Poumon, cette posture va mettre en mouvement l'estime de soi, comme si on avait une couronne sur la tête.

En cabinet, je dépose une " balle" sur le sommet de la tête,et j'insiste sur le fait d'avoir le regard à l'horizon, le menton légèrement en avant. Dans cette posture, j'invite l'enfant (idem pour un adulte) à faire quelques pas avec une certaine lenteur pour être dans une forme de prestance, tout en répétant la phrase"je suis digne de mes richesses". 

Ce que j'observe, c'est que dans la conscience du souffle, la posture se modifie, le corps s'étire, la colonne vertébrale s'allonge entre terre et ciel. L'écoute de sa propre voix va nourrir les cellules du corps et du coeur .

 

LE ZIP DE LA BONNE HUMEUR (3) : adaptation des "points d'enracinement"  en Brain Gym 

L'enfant, debout, utilise sa main dominante pour remonter lui-même VC (un canal énergétique qui part du périnée, sur la ligne médiane, jusqu'à l'intérieur de la bouche, sur le palais) , tout en inspirant. Après une petite pause et la verbalisation "je suis quelqu'un de bien, même si j'ai des difficultés ou des imperfections", il passe la main sur l'extérieur du corps, en expirant et reprend le processus plusieurs fois de suite. 

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Cet exercice permet de conscientiser l'axe vertical sur notre ligne médiane. Je l'ai nommé "le zip de la bonne humeur" (p. 33) dans mon livre, car il permet de remonter l'énergie et d'avoir une vitalité pétillante. Il peut être intéressant d'exiger l'alternance des mains, car ainsi on dépasse un peu sa zone de confort et on crée de nouveaux chemins neuronaux. 

Autre variation possible : sans la phrase, mais simplement dans l'écoute du souffle, avec la gestuelle  : quand j'écoute le son du souffle, j'écoute aussi la "leçon du souffle". C'est choisir de se mettre à l'écoute de son intériorité. 

La lenteur d’une respiration en conscience nous conduit à la découverte de l’attention et de l’instant présent. Ce qui nous permet d’avoir du pouvoir sur notre vie et sur nos émotions (é-motions) .

C'est pour cette raison que je préconise toujours les mouvements croisés dans un tempo lent (un mouvement par seconde) et que j'axe ma pratique sur une intégration du souffle dans la gestuelle et dans les tous mouvements de Brain Gym. 

En espérant que ces quelques lignes écrites autour de mon anniversaire et  "célébration de mon premier souffle" auront été inspirantes pour vous,  et au plaisir de partager avec vous d'autres moments d'inspiration.

REFERENCES & LIENS : 

  • des extraits de mon livre GENIAL, J'Y ARRIVE ENFIN :  www.kinessence.ch/le-livre
  • "Brain Gym, Bouger pour apprendre", par Francine DRIES. Un super livre sur le Brain Gym.
  • www.zenker.fr (calligraphie et peinture)
  • www.rivka-cremisi.com (symbolique hébraïque, pratiques énergétiques) 

 

UN APPEL VERS LA FLUIDITE :

Dans ma pratique en tant que kinésiologue professionnelle et praticienne de Brain Gym,  j'affectionne particulièrement 2 exercices : les mouvements croisés et les huit couchés. Le premier nous enseigne quelque chose autour de la co-ordination et de la verticalité, alors que le second nous emmène vers l'exploration de la fluidité et de l'expansion.  

C'est du huit couché dont j'ai envie de vous parler aujourd'hui. Il y a pour moi une richesse incroyable dans ce symbole de l’infini, et on peut adapter cet exercice en fonction de l’âge de l’apprenant et ainsi créer du sur-mesure :c'est la clé pour aller vers l'expansion de son propre potentiel.

La constante, c'est que cet exercice nous demande de nous placer au centre, puis de développer à égalité l'exploration de la gauche et de la droite. Le Brain Gym traditionnel nous propose le huit couché pour les yeux, dans lequel on place le pouce au niveau du nez, ensuite de quoi on dessine une boucle alternativement sur un côté et sur l'autre. Mais impossible à mon sens de vérifier que les boucles sont à égalité si on le pratique seul... et aucune trace n'est réellement visible puisque ce huit se développe en l'air. Il est, par conséquent, difficile, de s'améliorer si l'objectif est de développer une latéralité  équilibrée, sans prédominance d'un côté ou de l'autre.

Et pourtant, il a de nombreuses vertus : 

  • il intègre les champs visuels droit et gauche et permet ainsi de traverser la ligne médiane sans interruption
  • il active le cerveau pour une vision binoculaire et favorise l'intégration hémisphérique
  • il améliore la vision périphérique et la coordination entre l'oeil et la main
  • il permet, selon Paul Dennison, (concepteur du Brain Gym) une amélioration de 70 % dans les tests.

Pas mal, je reconnais ! Mais cela me laisse un peu sur ma faim et j'aime à penser que ce symbole nous propose une exploration sans fin ! 

Pour tout ce qui est du domaine scolaire et amélioration des capacités cognitives (écriture, mémorisation), je privilégie des huit couchés qui laissent des traces et /ou qui incluent la densité du corps. Je l'intègre aussi de manière énergétique mais dans d'autres domaines d'application (ce sujet sera développé dans un autre billet !)


Quelques variations du huit couché, en fonction de l'âge  :

En phase de pré-apprentissage scolaire (3-5 ans) : l’essentiel est que l’enfant apprenne à habiter pleinement son corps, qu’il reconnaisse comment se connecter à ses organes sensoriels, et surtout qu’il s’enracine profondément pour être solide et confiant en toute circonstance.

a. version bricolage : l’enfant crée son propre huit, sur un grand carton, avec de la laine ou un tissu. Il le place devant lui et intègre le tracé du huit, en le touchant avec l’index. La tête reste immobile, ce sont les yeux qui travaillent.  L’objectif, c’est d’intégrer que l’on est plus efficace si l’on commence une activité en étant tout d’abord centré (et concentré). Progressivement, le passage du centre (et de la ligne médiane de notre corps) va se faire fluide.

b. suivre le fil : marcher sur une corde que l’on aura placée au sol, en respectant la forme du huit couché. On commence par le centre, en prenant quelques bonnes respirations. Le but est d’intérioriser progressivement ce signe de l’infini, en le reproduisant par la marche, et ceci sans être obligé de regarder par terre. C’est le bas du corps qui va permettre d’intégrer la fluidité du huit. On peut aussi plier légèrement les genoux, pour accentuer l’enracinement.

c. dans le creux de la main ou autour du nombril : ici c'est la  maman qui dessine le huit, et l’enfant reçoit cette belle énergie de fluidité. Cette imprégnation tactile fonctionne comme une inscription dans le corps et amène une sensation de sécurité, sécurité par rapport à l'amour circulant entre une mère et son enfant. Il est conseillé de toujours commencer le tracé du huit vers le haut, et vers la gauche, comme si, symboliquement on voulait intégrer le coeur et se relier au miracle de la vie. 


En âge de scolarité (6-8 ans) : c’est une période intense et riche pendant laquelle les enfants vont être soumis à beaucoup de choses nouvelles à intégrer. De nombreux enfants vont souvent souffrir  de devoir rester immobiles sur leurs chaises. C’est à ce moment qu’ils risquent de se bloquer ou de se figer dans leurs corps, en dissociant la tête et le corps Il sera bon de privilégier la fluidité, surtout au niveau du bassin.

En dehors de l’école, à la maison : pour entrer dans la densité corporelle

a. debout, bouger le bassin en reproduisant la forme d’un huit. Comme une danse libre et fluide, à la manière d’une algue au fond de l’eau.

b. debout, pour améliorer la posture d’ancrage et la conscience du bassin comme un réceptacle d’énergie. Bouger comme avec un cerceau qui irait des pieds vers le bassin et du bassin vers les pieds.

c. debout, passer une balle autour des pieds en reproduisant le 8. On peut utiliser les 2 mains.

d. en l'air, en réunissant les 2 mains devant soi, dessiner un huit couché, en partant d’abord sur la gauche. Garder l’axe et éviter que la tête ne bouge sinon les yeux ne feront pas leur travail. En veillant à laisser de l’espace au niveau des aisselles et des bras, on évite d’être coincé et on se sent comme libre. Cela va être indispensable pour écrire.

A l’école et à la maison :  

e. le  « balancement – bercement » : version adaptée du « balancement » de Brain Gym. En position assise, à même le sol, et en sentant les ischions, se laisser balancer. Dans un mouvement conscientisé qui rappelle celui du huit. Ce n’est pas la tête qui contrôle le mouvement mais c’est la vie dans le corps qui donne l’impulsion du mouvement. C’est un peu comme si on flottait. C’est plus simple si on ferme les yeux ! Cette manière de pratiquer va nous rappeler le temps de vie intra-utérine, quand nous étions libres dans notre corps, et quand nous flottions dans cet océan d’amour inconditionnel. En réactivant l’énergie dans le bassin, on relance le liquide céphalo-rachidien, qui va nourrir les neurotransmetteurs. On comprend ainsi que dès qu’on bloque le corps, le cerveau ne peut pas être nourri correctement. Cet exercice est facilement adaptable en classe, car il peut être très discret tout en restant très efficace. Assurément un de mes exercices préférés, qui nous reconnecte à l'essentiel : la vie en nous ! 

f. pour fluidifier la lecture et l'écriture : fermer les yeux et tapoter la forme du huit, autour des yeux, comme s'il s'agissait de lunettes. Le contact tactile va en même temps détendre cette zone et mettre l'attention sur le visuel. Comme à l'habitude, le geste commence au centre, c'est-à-dire sur l'espace du nez qui se situe entre les sourcils.

Idem, mais les yeux ouverts, ceux-ci devant suivre le tracé des doigts. Les yeux vont être obligés d’aller dans toutes les directions et vont ainsi ouvrir plein de zones cérébrales !!!

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Sur papier, en mode graphique : pour respecter la progression, débuter avec la version du huit couché « entre les lignes ». Dessiner le centre, entre les lignes, puis une première boucle qui monte vers la gauche, touche la ligne supérieure, redescend et touche la ligne inférieure, croise au centre et repart vers le haut, pour terminer en touchant la ligne inférieure. L’idéal est de passer plusieurs fois sur le trajet et d’améliorer la symétrie des boucles. Le but, c’est de forcer les yeux à travailler à égalité et à collaborer.

 

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Ce  huit montre une difficulté dans le centrage : l'enfant, spontanément, ne se place pas au centre avant de déployer le huit couché. Il y a aussi une inégalité de traitement des 2 hémisphères : les 2 boucles ne sont pas égales et la gestion cérébrale démontre une prédominance d'un hémisphère sur l'autre.

 

Selon la maturité cérébrale de l'enfant, les boucles expriment assez souvent des déséquilibres mais la pratique permet de progresser. Ce qui se voit sur le papier, c'est qui se passe dans le cerveau. Or il est important de garder des traces pour valider la progression et renforcer ainsi l'estime de soi et la confiance.

Intéressant également de s'exercer avec la main non dominante, pour créer de nouvelles connexions cérébrales et dépasser ce qui nous semble impossible. Vous serez surpris de constater que si on pratique avec notre main non dominante, on est capable d’écrire avec cette même main, soit plus vite, soit mieux ! Cessez donc de vous limiter à ce qui vous semble impossible ! Passez à l'action, observez sans vous juger et progressez ! 


Pour les 9 -12 ans : dans cette tranche d’âge, l’école impose de plus en plus sa vision « cerveau gauche » avec une préférence pour l’intelligence logique, de détails et d’abstraction. Ceux et celles qui sont plutôt créatifs et avec une vision plus globale risquent de galérer… Il suffirait de les inciter à pratiquer quelques exercices de la ligne médiane (Brain Gym), pour avoir la collaboration de leurs deux hémisphères.

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a. la ballade en huit est idéale pour booster la mémorisation : se mettre au centre, puis déambuler sur la forme d’un huit, en apprenant sa leçon (à haute voix) ou en vérifiant que l’on connaît sa leçon sur le bout des doigts. Ce qui est étonnant, c’est que le flux de la marche va s’interrompre à chaque fois que les informations ne sont pas suffisamment intégrées. C’est donc un excellent indicateur pour retravailler ce qui n’est pas suffisamment su et pour se remettre en mouvement

b. en version ballade ou graphique, pour intégrer un objectif 

Je reste centré et concentré, tout en me déplaçant et tout en m'ouvrant à de nouvelles possibilités. 

Je suis le centre et je suis le flux.

c. dans une dimension symbolique : dans le huit couché, la boucle de gauche peut représenter le passé et la boucle de droite, le futur, le centre étant l'instant présent. On peut donc renforcer l'intégration de ces 3 dimensions temporelles avec la phrase : j'intégre les évènements passés et je fais confiance à l'avenir tout en étant dans le présent.

 

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Ma conclusion : osez donner libre cours à votre créativité ! Partez à l’aventure avec ce huit couché !

Réveillez votre potentiel ! Amusez-vous, envolez-vous … !

Belle lecture à vous et excellente mise en pratique

 

 

ASPECTS EMOTIONNELS AUTOUR DES MATHS

Après avoir exploré les problématiques de  "Dyscalculie & Erreurs de calculs", il sera principalement question, ici, de l'émotionnel lié aux opérations mathématiques.

Avec les maths et les calculs, on est dans l'univers du cerveau gauche, spécialiste du raisonnement et de la logique, de la précision et des détails ainsi que des aspects chronologique et rythmique. 

C'est déjà avec l'entrée à l'école que l'on sent si un enfant aura plus d'affinités avec les chiffres ou les lettres et s'il sera capable de s'adapter à la vision de l'école, laquelle va très souvent mettre en avant l'intelligence d'organisation, de précision, de logique, bien plus que l'intelligence créative et intuitive. Or le cerveau de l'enfant, jusque vers 6 - 7 ans, expérimente le monde environnant au travers de l'hémisphère droit, avec un accès à la vue d'ensemble, à la globalité et sans accès au temps chronologique, mais avec une prédilection pour le non verbal et les aspects mélodique et vibratoire : essentiellement et prioritairement kinesthésique, l'enfant prend dans ses mains, apprend et comprend grâce au toucher : curieux de nature, on pourrait dire qu'au travers de ce mode d'exploration tactile, il touche avec son coeur. C'est ainsi qu'il entre en relation avec le monde environnant. 

Ce qu'il faut savoir, c'est que le développement neuronal ne se passe pas au même rythme chez les garçons et chez les filles : les filles, soucieuses de faire plaisir à papa-maman et à la maîtresse, réussiront mieux, vers 7-8 ans, à se formater et à entrer dans le moule que l'école exige. Elles seront aidées par une poussée neuronale des lobes frontaux plus précoce que chez les garçons. Chez ces derniers, on constate souvent au même âge un manque de maturité par rapport aux exigences scolaires : les zones préfrontales ne sont simplement pas prêtes à entrer dans ce mode de pensée organisée, détaillée et précise. Cela n'a donc rien à voir avec l'intelligence ! (Pour les garçons, il faudra souvent attendre l'âge de 13 -14 ans pour qu'ils se réveillent - scolairement parlant -  alors qu'au même moment, les filles se détournent du scolaire pour regarder les garçons...)

Revenons à la thématique du jour : mon propos est de vous faire comprendre le lien entre l'émotionnel et les blocages autour des opérations mathématiques : quand le jeu émotionnel prend le dessus, quand l'émotion n'est plus é-motion ( énergie en mouvement) , alors il risque d'y avoir blocage.

Quand la structure familiale perd son équilibre, parce qu'il y a une naissance, une séparation, ou un décès, le cerveau doit intégrer les données émotionnelles et doit comme se ré-organiser. Dans l'idéal, le système limbique (cerveau de nos émotions et de notre mémoire) doit faire circuler les informations jusqu'au cortex, sans bloquer.

"Faire des +" (dans le langage de l'enfant), cela signifie additionner ou ajouter. "Faire des -", c'est soustraire ou enlever. L'arrivée d'un petit frère ou d'une petite soeur signe une addition, alors que la mort du poisson rouge signe une soustraction.

De la même manière, le cortège émotionnel risque de se mettre en branle et de perturber l'intégration des multiplications lors de grossesses gémellaires ou multiples et en cas de familles recomposées. Idem avec les divisions, lors des séparations et des divorces. 

Notons encore que divisions et multiplications sont en lien avec notre histoire embryologique : tout se résume en une cellule fécondée qui se divise en deux et se multiplie  (et se redivise) plusieurs fois. Absolument fantastique le mystère de la vie et absolument incroyable que cela puisse imprégner l'intégration des divers apprentissages ! 

Par conséquent, ce n'est pas en faisant plus de fiches avec plus de calculs que l'on va sortir des blocages. Mais c'est en dénouant les blocages, quelquefois simplement par la parole, car les mots sont les activateurs des é-motions et les libérateurs des maux. 

Mais il est également essentiel de s'assurer que l'enfant a véritablement intégré la signification des verbes "ajouter et enlever, additionner et soustraire" et qu'il est est capable de les ré-expliquer avec ses propres mots. Ce n'est pas toujours le cas. Et si, en arrière plan, l'enfant vit une perte de repères familiaux, il est bon de mettre des mots sur la nouvelle situation à intégrer, afin qu'il se sente rassuré.

Une séance de kinésiologie peut évidemment aider ! Certains exercices de Brain Gym également.

Je pense particulièrement au huit couché, symbole de l'infini, permettant de retrouver la fluidité. A pratiquer de préférence sous sa forme de ballade en 8, car cela réactive le corps en entier et remet en équilibre les dimensions gauche et droite, tout en intégrant le centre.

 

Je pense aussi aux mouvements croisés, favorisant l'activation simultanée des 2 hémisphères cérébraux et le passage du corps calleux. 

La mise en mouvement est, en quelque sorte, l'antidote des blocages.

L'idéal est de pratiquer ces exercices en y ajoutant des mots à réciter comme un mantra  (cela peut être : confiance, acceptation, fluidité , retour au calme ou ce qui émerge en lien avec la situation émotionnelle ) ou des phrases complètes, équilibrantes. L'intérêt est d'être à nouveau dans le flux et dans un aspect à la fois mélodique (cerveau droit / "résonner") et rythmique (cerveau gauche / "raisonner").

Je vous invite à ne pas sous-estimer le potentiel de libération énergétique dans les phrases ou les mots  que l'on prononce en conscience sur des mouvements répétitifs. 

Dernier point : il arrive également qu'il apparaisse un blocage dans les apprentissages (et pas forcément ou uniquement autour des maths), blocage corrélé à une histoire de santé. Ainsi, quand les ancêtres ont vécu un stress autour d’une opération médicale, à un certain âge,  il se peut que l'un ou l'autre des descendants récupère l'information cellulaire et réactive au même âge un stress qui n'est pas le sien ! Ce stress inconscient avec perturbation énergétique dans la vie de la personne est comme une relecture de l’âge de l’opération ou de l'événement.  

Exemple : une petite fille de 7 ans se retrouve soudainement en difficulté scolaire, sans explication rationnelle, si ce n'est que cet âge est la réactivation inconsciente (par fidélité) de l'âge auquel sa grand-mère a subi une importante opération, mettant sa vie en danger. Il se peut également que cette même petite fille réactive, (malgré elle et même si elle n'a pas connu sa grand-mère), le stress au double de cet âge, (14 ans), ou triple (21 ans) au quadruple (28 ans). Véritable épreuve émotionnelle à traverser qui semble donner la preuve qu'il est toujours question de multiplications et de divisions !!! 

Alors on s'en sort comment ??? On s'en sort grâce à la connaissance et à la conscience des événements. Pour cela, cela vaut la peine de partager les informations autour du système familial. C'est tout l'intérêt de prendre en compte l'aspect transgénérationnel dans les séances de kinésiologie, afin de pouvoir redonner à nos ancêtres,  avec beaucoup d'amour mais également de détermination,  leurs histoires, leurs programmes ...afin d'être véritablement dans notre propre flux.

Cela vous parle ?

En partageant cette page, vous contribuez à multiplier la connaissance et la conscience autour de ces problématiques ! MERCI ! 

Je vous  laisse maintenant réfléchir sur l'impact de calculs biliaires ou de calculs rénaux sur les apprentissages scolaires.  Ce sera l'objet d'un prochain billet ...

Au plaisir de partager avec vous...

 

 

 

LA SYMBOLIQUE DES MOUVEMENTS CROISES

Le Brain Gym, inventé par Paul Dennison dans les années 70, prend en compte les trois étages de notre cerveau, proposant des exercices d'allongement postural (cerveau reptilien), de centrage (système limbique) et de latéralité (cortex). 

En tant que kinésiologue, j'affectionne tout particulièrement les mouvements croisés (cross crawl), car ils sont la manifestation physique des connexions neuronales dans une situation donnée . Ils me donnent un aperçu de comment cela se passe à l'intérieur de notre cerveau, quand on est face au stress ou à la nouveauté.  A savoir : est-on capable de fonctionner en mode "cerveau intégré", avec une collaboration des deux hémisphères cérébraux (détails + vue d'ensemble / logique + créativité) ou au contraire, est-on coincé dans un schéma d'homolatéralité, dans lequel on est soit créatif soit logique ? 

Au fil de mes 15 années de pratique professionnelle, j'ai eu tout loisir d'adapter ces mouvements croisés, de les varier et de créer du sur-mesure pour les enfants qui viennent en consultation, afin de leur donner les moyens de dépasser leurs difficultés (cognitives, émotionnelles ou relationnelles). 

Au fil du temps, je me suis laissée inspirer par mes pratiques énergétiques, telles que le yoga, le Qi Gong et la calligraphie. J'y ai puisé un "art de vivre", privilégiant l'alignement, la verticalité et le souffle. Vous trouverez des explications et une démonstration de cette manière d'entrer en matière avec les mouvements croisés sur YouTube.  https://www.youtube.com/watch?v=dOUwnegxkpQ

Je me suis quelque peu distancée de la version originale de ce fameux cross crawl de Paul Dennison. J'en ai gardé l'esprit - j'ai envie de dire : la colonne vertébrale -  mais j'y ai ajouté ce qui faisait du sens pour moi, et aujourd'hui, ma joie est de vous partager la symbolique que l'on peut y découvrir.  

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J'ai l'habitude de proposer 4 manières de les pratiquer : devant, derrière, de côté et en "ski de fond". Toutes ces variantes devraient être possibles à partir de 9 - 10 ans.

Symboliquement, le chiffre 4 nous relie à la matière, mais également à la notion de porte, pour ceux et celles qui sont familiers avec les lettres hébraïques (la 4ème lettre étant le Daleth, une porte ou un battant de porte).

 

Les mouvements croisés devant le corps démontrent comment on se situe dans le présent, et comment on se sent à l'aise avec ce qui est là, juste devant nous, dans un futur proche. Quand on n'a plus besoin de s'assurer que la main est capable de rejoindre le genou opposé, et que l'on peut garder le regard à l'horizon, c'est qu'on est maître à bord - le maître de notre propre navire. En effectuant un passage de la ligne médiane bien marqué, on se donne la possibilité de vraiment ré-unir et/ou réunifier les opposés au travers de notre axe de symétrie. 

Ceux sur l'arrière du corps :  ils mettent en lumière notre relation au passé et s'il y a confusion dans cette pratique, c'est qu'ils questionnent un ou plusieurs évènements du passé non digérés et ayant besoin d'être libérés. Cela peut être en lien avec notre vie biographique mais également dans l'histoire transgénérationnelle . Il est important de se donner les moyens d'alléger les bagages émotionnels et d'apprendre à lâcher prise sur ce qui ne nous appartient pas mais qui imprègne notre vie d'une manière ou d'une autre. Le défi, c'est de continuer à avancer et de garder le cap "confiance dans la vie", malgré les zones de turbulence qu'inévitablement nous sommes appelés à traverser. Souvenons-nous qu'une émotion, c'est de l'énergie en mouvement (E-motion).

Le cross crawl de côté nous apprend à prendre notre place et nous enseigne à nous déployer. Cet exercice se révèle souvent difficile quand on est coincé dans une place de fratrie pas très confortable : la position centrale dans une fratrie de trois, par exemple. Ou encore dans les histoires de gémellité avec une relation de type "dominant - dominé". Egalement dans des histoires de gémellité symbolique, avec deux enfants ayant une date de naissance très proche et si les parents n'ont pas suffisamment veillé à différencier chaque enfant et à leur donner ainsi une véritable place individuelle. La pratique des mouvements croisés de côté permet de récupérer l'énergie liée au déploiement et à l'eXpansion de notre être.

La dernière version, en mode "ski de fond" ou "Superman" est reliée à notre capacité à vivre avec élan et allant. Cette variante dévoile notre manière de nous laisser porter par la vie et à être dans le flux. Pour ma part, je trouve que cette pratique se met en résonance avec la thématique du méridien 3R (triple réchauffeur) : "je m'harmonise avec le courant de la vie", "je privilégie le flux et la fluidité".

Quelle que soit la variante des mouvements croisés, je prête toujours une attention particulière à la tonicité et à l'alignement de la posture. Car, pour moi, s'aligner en conscience, c'est se mettre en résonance avec sa lignée. Celle des ancêtres et celle des descendants. Vu sous cet angle, les mouvements croisés dans une conscience  de  verticalité nous aident à nous relier et à être au centre de notre propre vie. L'attention mise sur ce tonus postural permet probablement aux méridiens Vaisseau Conception (sur la ligne médiane de l'avant du corps) et Vaisseau Gouverneur (le long de la colonne vertébrale, et par-dessus la tête) de vibrer plus intensément. Car là où va notre intention, là va notre énergie.

Régulièrement, notre vie sur terre nous met face à notre capacité à (di)gérer l'inconnu, les nouveautés, les imprévus.  Comment abordons-nous les changements de direction, d'orientation ou de dimension ?  Avons-nous toujours accès à notre cerveau intégré (collaboration de nos deux hémisphères  et du corps calleux)?  Pour le vérifier, rien de tel qu'un enchaînement de mouvements croisés : le passage (pas sage)  d'une dimension à l'autre, dans la fluidité, sans hésitation, nous montre à quel point nous sommes capables (ou pas) de nous dépasser et de nous adapter à de nouvelles situations. Pour rendre l'apprentissage plus joyeux, je schématise le passage avec un sourire ! Je varie à l'infini, obligeant celui qui les pratique à sortir de sa zone de confort, pour lui permettre d'explorer ainsi des espaces encore inconnus. Et de devenir progressivement familier avec eux...

Je terminerai en vous partageant que les mouvements croisés peuvent également être un magnifique prétexte pour permettre aux cellules de s'imprégner de certains mots, porteurs d'énergie. Car le verbe est porteur de vie et si, tout en pratiquant une des nombreuses variantes des mouvements croisés, on énonce à haute voix certains mots, tels que "calme, confiance, concentration" (pour un enfant en difficulté scolaire), ou encore "concentration, décontraction" (pour un adulte en quête de réalisation personnelle), ou bien d'autres mots-vibrations, on devient acteur de son chemin de pleine conscience,  de ressource et de régénération. 

Vous l'aurez compris,  les mouvements croisés offrent une source inépuisable de variations possibles. Ils sont à la croisée des chemins des intelligences créative et logique et à portée de main de chacun, ils  apportent la joie : celle d'aller vers l'eXpansion de votre potentiel.

Envie de vous sentir en vie ?
Mettez-vous en mouvement et bougez avec intelligence et conscience !